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SECURITE ROUTIERE : des conducteurs de taxi-motos et policiers à l’école du Code de la route

Après la commune urbaine de N’Zérékoré, en août dernier, le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, et les départements sectoriels entament une série d’ateliers de formation sur le Code de la circulation routière et les textes réglementaires dans les cinq communes de Conakry. C’est la commune de Ratoma qui a ouvert le bal ce mercredi 23 septembre 2020 à la maison des jeunes de Ratoma à l’endroit des responsables d’un certain nombre de groupements de conducteurs de taxi-motos et des agents de la sécurité routière, en prélude à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévue le 18 octobre prochain.

La formation s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la réduction de l’instrumentation et des violences politico-sociales des jeunes motards, initié par le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, et mis en œuvre par l’Organisation internationale de la migration (OIM), le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) en Guinée.

Dans son intervention, Youssouf Saran Donzo, le directeur national adjoint de l’Emploi des jeunes a expliqué que ce projet découle du fait que les taxis motards sont devenus à la fois une force politique et sociale. « Ces jeunes taxis motards sont souvent utilisés par les politiciens pour les instrumentaliser à des moments donnés. Donc, avec un appui du Fonds de consolidation de la paix, le gouvernement guinéen à travers le ministère de la Jeunesse a bénéficié de ce financement pour amener les jeunes à se former, à les sensibiliser et à les trouver de l’Emploi dans sécurité », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le point focal dudit projet a ajouté que le projet a trois dimensions essentielles. « La première dimension, c’est la dimension Création de l’emploi ; parce que les jeunes taxis motards exercent pour avoir de l’emploi et se faire un certain nombre de revenu. Mais il faudrait que ces revenus soient gagnés dans la sécurité et tous le confort, mais qu’ils soient aussi dans un processus entrepreneurial, parce que les études ont démontré qu’il y a beaucoup d’étudiants parmi eux qui utilisent ce moyen comme un passage. Alors, il faudrait que pendant qu’ils sont à ce niveau là qu’ils soient dans l’entrepreneuriat et que ça puisse les servir après. La deuxième dimension, c’est celle sécuritaire : il faudrait que pendant qu’ils sont en train de chercher de l’emploi, des moins qu’on ne les utilise pour des fins polico-sociaux. C’est pour cette raison que l’accent a été mis sur leurs rôles dans la consolidation de la paix », a-t-il souligné. Il a ajouté que la troisième dimension intervient dans la mise en place d’un cadre de dialogue entre les agents de la sécurité routière et les jeunes conducteurs de taxi-motos.

Pour sa part, brigadier Mamadou Sansy Barry, en service à la Direction centrale de la police routière, a appelé au respect du Code de la route. « On rencontre beaucoup de difficultés sur la route avec les motards qui font des surcharges, prennent des sens contraires, font du n’importe quoi. Quand ils voient la police, ils ont peur. Des fois même, ils jettent les gens sur la route pour fuir », a-t-il regretté.

Ce que les mis en cause n’ont pas tardé à nier, indiquant qu’ils entendent beaucoup de cette formation. « On a entendu parler de beaucoup d’initiatives par rapport à ces formations qui pourront mieux nous aider dans l’organisation de notre activité de taxi-motos. Car il y a beaucoup d’anomalies que nous ne connaissons pas », a indiqué Mamadou Cellou Diallo, le chef de la ligne centrale sur la ligne Gare-Samatra, dans la banlieue de Conakry.

A noter que ces ateliers de formation visent à terme 486 responsables de groupements de taxi-motos et 60 agents de sécurité, dont respectivement 80 et 10 dans la commune urbaine de N’Zérékoré.

Hawa Bah

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