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EDUCATION NATIONALE : des réformes annoncées par le ministre Bano Barry

Invité de l’émission Les Grandes Gueules sur radio Espace FM, ce mardi 29 septembre, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation a annoncé la mise à disposition d’un « document de réforme du MENA » au gouvernement guinéen. En attendant la validation de ce document, Dr Alpha Amadou Bano Barry est revenu sur ses grandes lignes qui sont axées sur la rénovation de tous les établissements scolaires, la « normalisation » du recrutement des enseignants et la création d’un centre de formation continue des formateurs.

« Quand un ministre élabore un document de cette nature, il le soumet au gouvernement pour obtenir une validation parce que la validation permet d’obtenir un financement. La Guinée n’a pas souvent de moyens pour scolariser l’ensemble des élèves de ce pays. Les écoles qui existent ont un niveau de dégradation très poussé. C’est pour cela que dans le programme que j’ai élaboré, la rénovation va devenir la priorité au lieu de la construction. Je veux que toutes les écoles de la Guinée soient rénovées, mises à niveau, et qu’elles ressemblent à (celles) d’un pays indépendant, souverain qui est fier de son passé. La deuxième des choses, c’est que je veux que toutes les écoles de Guinée soient à cycle complet comme celles urbaines, ou au moins qu’il y ait une inversion des tendances : 75% des écoles soient à cycle complet. (Pour ce qui est du niveau de la formation), nous venons de terminer un test avec la coopération française de 700 enseignants de français pour recruter parmi eux 300 qui vont être formés et repositionnés dans l’ensemble des préfectures du pays. Cette dernière va avoir mandat de procéder à un test de diagnostic des enseignants et de procéder à leurs formations pour les 5 à 6 prochaines années, pour améliorer d’abord la compétence linguistique, ensuite celle académique et celle pédagogique ; et nous allons utiliser les nouvelles technologies pour améliorer l’apprentissage et les enseignements à l’intérieur du système éducatif (…) Pour ce qui est de l’Office du baccalauréat, j’ai trouvé le texte là, mais il n’y a pas encore les arrêtés d’application. Pourtant, au niveau du gouvernement actuellement, lorsque vous soumettez un document d’un établissement public, il faut à la fois le texte de motivation, mais aussi les arrêtés d’application. C’est l’ensemble du processus qui va être analysé par les membres du gouvernement avant d’être soumis en Conseil des ministres et validation. Tous les documents de réformes de ce ministère, nous allons y travailler pendant les vacances. Il y a quatre commissions de réformes qui vont travailler, pas forcément pour en créer d’autres, mais pour s’assurer que les réformes qui ont déjà été faites sont appliquées. Il s’agit de la commission pour la réforme de l’école fondamentale, celle sur le secondaire, celle sur l’institutionnel et celle sur les examens et l’évaluation (…) Jusqu’ici, le système de recrutement est global pour l’ensemble des enseignants. L’année dernière, un arrêté conjoint a été signé entre le ministère de l’Education nationale, la Fonction publique et le Budget qui fait qu’on recrute pour le MENA de façon particulière. Ce que je veux ajouter à cela, c’est qu’on ne recrute plus désormais pour le MENA, mais pour une salle de classe dans une localité donnée, c’est à dire que si vous vous engagez pour ça et vous êtes recruté, vous signez un contrat décennal, parce que le gros problème qu’on a, c’est que l’éducation est devenue la porte d’entrée (au marché du travail ou à la fonction publique). Tout le monde entre et y sort. On a recruté 25 000 enseignants depuis 2010, mais jusqu’à présent toutes les écoles du pays manquent d’enseignants, exceptés celles de Conakry, Coyah, Kindia et Dubreka. L’autre chose qu’on va changer, c’est qu’il faut qu’on arrive à une situation où on va normaliser à la fois le recrutement au niveau du privé, mais aussi du public : on discute avec l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG) pour qu’il y ait un mécanisme de certification qui va permettre que ceux qui n’ont pas été formés pour l’enseignement, et qui voudrait exercer à l’intérieur de l’éducation puissent aller à l’ISSEG ou dans les écoles normales d’instituteurs (ENI) faire une formation spécialisée afin de pouvoir enseigner, parce qu’on peut connaître et ne pas savoir communiquer ce que l’on sait », a annoncé le ministre de l’Education nationale.

Hawa Bah

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