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KANKAN : appels à une élection apaisée à quelques heures de la présidentielle

Dans quelques heures, les Guinéens se rendront aux urnes pour élire leur futur chef de l’État. Après une campagne électorale émaillée de violences surtout à Kankan et à certaines localités de la Moyenne et Basse-Guinée, des voix se lèvent pour inviter les populations à voter dans le calme pour la paix en Guinée. A Kankan, dans la capitale de la Haute-Guinée, le correspondant du Djely a recueilli le sentiment de quelques politiques et citoyens à l’approche du scrutin présidentiel jugé à haut risque par les observateurs.

Alors que les Guinéens sont appelés aux urnes ce dimanche pour départager les douze candidats en lice pour la présidence de la République, dont le sortant qui brigue un troisième mandat, de nombreux citoyens craignent des violences pendant ou après le vote. Cela s’illustre notamment par des déplacements massifs de citoyens qui quittent les villes où ils habitent pour retourner dans leurs préfectures d’origine.

Dans la commune urbaine de Kankan où des violences sont survenues dimanche et lundi derniers, les citoyens rencontrés se disent inquiets de la suite du processus électoral et invitent à une union sacrée entre les Guinéens.

« On peut avoir les divergences politiques, chose qui est normale. Les gens se font assez d’imaginations dans le mauvais sens, mais sachons que toutes les dispositions sont prises en matière de sécurité, nous devons travailler ensemble car cette Guinée est à nous tous, allons à l’apaisement et mettons de côté nos esprits de haine, de vengeance et de sérénité pour développer ce pays », invite Lanceï Diakité, député élu sous la bannière du parti au pouvoir.

A la direction préfectorale de l’Artisanat, difficile pour nous de faire la distinction entre les travailleurs  ; pourtant issus de plusieurs ethnies du pays. L’amour et la cohésion sociale sont de mise, selon Lamine Kaba, le premier responsable qui donne les raisons de cet environnement enviant. « Ce qui compte, c’est que nous sommes tous Guinéens. Et nous avons entretenu cette relation depuis plusieurs années. La politique a trouvé nos liens sociaux soudés et elle doit partir nous laisser dans le même élan. Je suis Guinéen et c’est ce qui m’intéresse », explique-t-il.

Si nos deux premiers interlocuteurs n’ont jamais connu de guerre, Mariama Ciré Bah, la cinquantaine, a vécu l’attaque rebelle au début des années 2000, survenue en Guinée forestière, à Gueckédou. « J’ai perdu beaucoup de mes proches pendant la guerre de 2000 et je voudrais dire à chacun de nous de prendre soins de la Guinée. La guerre n’arrange personne et j’invite mes sœurs femmes à sensibiliser nos enfants », appelle-t-elle.

Michel Yaradouno, Kankan pour Ledjely.com

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