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Après la présidentielle, Conakry sombre dans la violence !

Alors que la tension était déjà vive au lendemain du scrutin du 18 octobre 2020, suite à la déclaration de Cellou Dalein Diallo, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), disant être « sorti vainqueur de l’élection présidentielle dès le premier tour », la publication des premiers résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), concernant les circonscriptions électorales de Matam, Matoto, Kaloum et Boffa mardi soir, ont un peu plus ravivé les tensions hier mardi un peu partout dans la ville de Conakry et dans certaines préfectures de l’intérieur du pays. Des manifestations dont se trouvent prisonniers qui n’ont rien à voir avec les revendications des uns et des autres

Les violences ont déjà fait une dizaine de morts par balles, principalement à Conakry dans la commune de Ratoma, acquise au principal parti de l’opposition, l’UFDG, dont une victime du côté des forces de l’ordre. Les violences s’étendent même aux quartiers particulièrement paisibles. C’est le cas de Simbaya-Gare, sur la Transversale 2 entre Cosa et Nongo, où tous les carrefours étaient barricadés avec des cailloux, des troncs d’arbres et même des ordures brûlés. « Je suis sorti accompagner ma mère chez un tradithérapeute vers Lambanyi. Au retour, on s’est séparées parce que je devais faire des courses. Habituellement, on le fait au marché de Cosa, mais comme je craignais qu’il y ait des violences là-bas, je suis partie vers celui de Kaporo. Et c’est en revenant que j’ai reçu un appel de ma mère me disant de rentrer immédiatement car la route était barricadée et que ça tirait de partout. J’ai pu avoir difficilement un taxi, mais le chauffeur a dû rebrousser chemin à mi-parcours parce que juste au niveau de Morykantéyah, il y avait une dizaine de barricades sur la route principale et même les ruelles », nous nous a confié une demoiselle.

Poursuivant, elle explique la psychose dans laquelle elle a regagné son domicile. « On était déjà préparé à ça parce que le chauffeur nous avait informé qu’il y avait des barricades un peu plus tôt sur la ruelle de Morykantéyah, il nous a même fait payer le transport avant le départ. Quand il a été obligé de faire demi tour, on n’était plus que 3 dans le véhicule avec un jeune homme. Moi j’étais déjà dans mon quartier, mais les deux autres devraient continuer jusqu’à Cosa. On s’est séparés à quelques mètres de marché en nous souhaitons bonne chance et en jurant de ne pas ressortir de si tôt »

Bien avant, elle nous relatait l’atmosphère qui prévalait le long du trajet. « Dès qu’on est descendu il y avait quelques jeunes aux alentours qui ont traité le chauffeur d’affamé d’argent et nous d’imprudents. Un peu plus loin, un autre jeune criait sa colère contre les militaires qui, selon lui, tuent des innocents« 

Elle ajoute que la plupart des manifestants sont des jeunes de moins de 25 ans et des adolescents. « J’ai trouvé un enfant devant une concession qui discutait avec sa mère parce qu’il voulait coûte que coûte rejoindre ses frères du quartier pour manifester », fustige t’elle.

Hawa Bah

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