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KANKAN : les parents d’élèves se plaignent de la cherté des fournitures scolaires

Les élèves guinéens sont appelés à reprendre le chemin de l’école lundi prochain, 16 novembre 2020, sur toute l’étendue du territoire national. A moins de cinq jours de cette rentrée scolaire, les parents d’élèves se plaignent de la cherté des fournitures scolaires. Tel est le constat fait ce mercredi par le correspondant du Djely en Haute-Guinée à l’issue d’une série d’entretiens avec certains d’entre eux.

La crise sanitaire liée au nouveau coronavirus et celle post-électorale en Guinée se font sentir sur tous les secteurs de la vie. Après un mois de congé, les élèves guinéens reprendront les chemins des écoles lundi prochain. Dans le Nabaya, inscriptions ou réinscriptions (selon la situation de chaque élève), achat de fournitures scolaires… sont en cours depuis jours.

Problème, les parents d’élèves parlent d’une flambée des prix des fournitures scolaires. « Aujourd’hui, je viens d’acheter un sac à 35 000 francs guinéens au lieu 20 000 l’année dernière, soit un surplus de 15 000 francs. Le prix du paquet de cahier aussi a connu une augmentation de 5 000 francs. La vie est insupportable cette année. Nous, parents d’élèves, souffrons énormément. L’argent que mon mari m’a donné ce matin pour l’achat des kits scolaires de mes enfants est insuffisant. C’est seulement deux sacs et une ardoise que j’ai pu acheter et j’irai amadouer mon père pour qu’il augmente l’argent », a expliqué Fatou Tounkara, rencontrée au marché Dibida dans la commune urbaine de Kankan.

Non loin d’elle, Karifa Cissé vient de réinscrire son enfant dans une école privée. Et là-bas aussi les prix ont connu une hausse par rapport à l’an passé. « L’année dernière, je payais moins de 800 000 francs guinéens l’année scolaire ; et aujourd’hui, ils m’ont demandé que c’est 805 000 francs, cette année », a déploré le père de famille.

Devant une librairie de la ville, Mohamed Chérif estime que face au devoir parental nul ne doit s’empêcher, malgré la conjoncture actuelle, de passer par tous les moyens pour scolariser son enfant. « Malgré cette cherté de la vie, nous sommes obligés de faire tout pour assurer ce devoir de nos enfants. C’est une obligation pour tout parent d’amener son enfant à l’école après la naissance, mais la situation actuelle ne permet pas d’assurer aisément ce devoir. On est obligé aujourd’hui de prendre l’argent prévu pour le manger quotidien pour acheter les fournitures scolaires », a-t-il confié.

Interrogé sur cette situation, les commerçants rejettent toute responsabilité. Selon eux, ils sont aussi dans la contrainte, expliquant que les prix ont flambé depuis les magasins d’approvisionnement. « Les clients ne viennent pas ; et ça nous gêne car ils pensent que c’est nous qui sommes à la base de cette augmentation des prix. Nous sommes pour rien puisque les prix ont augmenté depuis la capitale Conakry. Il y avait des choses qu’on achetait à 5 000 francs guinéens à Conakry, aujourd’hui, c’est entre 10 000 et 15 000 francs », s’est défendu le patron d’une librairie.

Malgré cette cherté, les parents d’élèves se serrer la ceinture pour assurer une bonne éducation à leurs enfants.

Michel Yaradouno, Kankan pour Ledjely.com

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