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DUBREKA : une mère de famille battue à mort par son petit-ami à Yorokoguia

Aissata B., âgée de 52 ans, mariée et mère de 3 enfants, connue sous le surnom de N’natoh, en séparation de corps avec son mari depuis les États-Unis où ils vivaient ensemble, a perdu la vie ce lundi 23 novembre 2020 après avoir été violemment battue par son petit-ami à Yorokoguia, dans la commune urbaine de Dubreka où elle se trouvait pour un séjour. L’information nous a été donnée ce mardi par un proche de la victime.

Selon Fodé B., proche de la victime, dame B. était en séparation de corps avec son mari depuis des années et vivait ces derniers temps au Canada tandis que son mari, lui, est resté aux États-Unis. Notre interlocuteur a fait savoir que la victime – qu’il considère comme une sœur – venait régulièrement en Guinée pour les congés et elle logeait avant dans la maison familiale à Koulewondy dans la commune de Kaloum à Conakry.

Mais suite aux reproches que sa famille lui faisait à cause de la relation amoureuse qu’elle entretenait avec son bourreau, Aissata a cessé de descendre à la maison familiale pour ses séjours il y a plusieurs années. « Ce lundi, à 6h du matin, on a appris le décès d’une de nos sœurs qui vivait au États-Unis, mais elle était là depuis un mois sans qu’on ne le sache. Elle est venue habiter chez un de ses petits amis, qui loge à Yorokoguia à Dubreka. Donc, par une tierce personne, on a appris son décès. J’ai dis à mon fils d’aller voir à l’hôpital si le corps de sa tante est là-bas. Effectivement, lorsqu’il rentrait dans la cour de l’hôpital de Dubreka, son petit-ami faisait sortir le corps pour retourner encore à Yorokoguia », a expliqué Fodé B.

Et d’ajouter : « Elle avait l’habitude de venir ici en famille. Mais quand on a dit à son amant de cesser de venir ici parce qu’il sortait avec une femme mariée, elle s’est formalisée et a fait sortir ses bagages pour aller habiter avec ce dernier. Depuis qu’il y a eu séparation de corps avec son mari aux Etats-Unis, elle vivait la plupart du temps au Canada. L’homme qui l’a battue à mort qui s’appelle Lancinet C. est un huissier justice. Son cabinet se trouve tout près de chez nous ».

« Elle a été bastonnée par le monsieur il y a 5 jours. Il y a une de mes nièces qui est partie la rencontrer chez son amant. Ma nièce qui est partie la voir a trouvé que l’homme l’a bastonnée et blessée gravement au niveau des yeux et de la tête. C’était le jeudi dernier et ce lundi on nous a annoncés sa mort. Et son copain a osé appelé ses enfants pour leur annoncer le décès de leur maman (…) Le corps était à l’hôpital de Dubreka, son conjoint l’a pris pour Conakry. Il s’est encore retourné à Yorokoguia dans une mosquée où il a payé des vieux pour venir lire le Coran et l’enterrer à 14 heures. Et quand nous avons été informés, on a dépêché nos enfants qui sont allés directement sur les lieux, ils ont trouvé qu’ils ont embarqué le corps, mais avant ça j’avais téléphoné à un de mes jeunes frères qui est un capitaine de la police qui est allé les intimider. Ils ont pris le corps pour l’envoyer ici en famille à Koulewondy », a-t-il relaté.

A en croire Fodé B. le présumé auteur du féminicide habite au quartier Teminetaye dans la commune de Kaloum. Il serait en liberté provisoire. « C’est un prisonnier en liberté provisoire. Il aurait été dans le quartier aujourd’hui mais il se cache encore. Il a envoyé dans la journée de ce mardi des sages pour plaider en sa faveur », a ajouté notre interlocuteur.

Interrogée par Ledjely.com, Mariam C., fille de la défunte, confirme les allégations de bastonnade par le petit-ami de sa mère. « Avant qu’elle ne décède, elle m’a appelé la semaine passée pour me dire qu’elle a mal à la tête et quand j’ai voulu lui parler au téléphone elle n’arrivait plus à parler. Et quelques jours après, je suis allée la voir et elle se plaignait toujours des maux de tête et de douleurs au niveau des yeux. Elle m’a dit que c’est son amant qui l’a bastonnée. Elle avait des blessures. Elle souffrait beaucoup mais elle n’a pas voulu parler du mal que son conjoint lui a infligé pour ne pas que la famille soit au courant. Avant son décès, elle m’a appelé pour me dire qu’elle a été agressée par les jeunes du voisinage en présence de son petit-ami qui n’a rien dit et c’est le même jour qu’elle a été bastonnée par son conjoint », a-t-elle expliqué alors que des interrogations subsistent encore dans cette affaire.

Balla Yombouno

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