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KANKAN : les jeunes de Morioulén exigent le départ de leur chef de quartier

Après le lynchage d’un présumé voleur de moto mardi dernier dans leur quartier, les jeunes de Morioulén, dans la commune urbaine de Kankan, étaient ce jeudi 3 décembre 2020, aux devantures des bureaux du préfet et du maire de Kankan pour exiger la destitution de leur nouveau chef de quartier, qu’ils accusent de s’être autoproclamé patron de leur localité, rapporte le correspondant du Djely en Haute-Guinée.

En effet, quelques mois après le décès de celui qui dirigeait le quartier depuis des années, un membre de l’ancienne équipe se serait passé comme le nouveau patron du quartier. Ce que ne digèrent pas les jeunes du quartier.

Kalil Touré, le porte-parole des protestataires, est revenu sur les raisons de leurs mécontentements : « Quand notre ancien chef de quartier est décédé, on a vu un membre du conseil de quartier s’autoproclamer nouveau chef. Cela a créé des discussions lors des cérémonies de baptême, de mariage, où il s’est présenté comme  le nouveau responsable. Or, les gens le détestent parce qu’il n’est pas instruit ni apte à diriger notre quartier. Alors pour éviter que les discussions continuent dans le quartier, nous nous sommes déplacés pour venir voir le maire et le préfet. On veut savoir si ce sont eux qui ont installé ce Monsieur comme notre nouveau chef de quartier, après le décès de celui qui était connu de tous. On a déjà rencontré certains vices-maires qui nous ont dit qu’ils ne peuvent pas le confirmer ; que parce qu’aucun chef de quartier n’est installé pour le moment. Mais le maire de Kankan, à travers son secrétaire général, nous a fait savoir que ce Monsieur mérite d’être notre chef parce qu’il a été désigné par le défunt chef comme son successeur. Ce que nous contestons parce que le pouvoir n’est pas un héritage. Si le maire et sa suite ne changent pas de position, qu’ils s’attendent à la révolte féroce des jeunes », a-t-il menacé.

Après le bureau du maire, ces jeunes protestataires se sont dirigés vers la préfecture dans l’espoir d’avoir gain de cause. Mais le préfet n’y était pas, étant en déplacement. Avant de regagner leur base, ils ont menacé de destituer eux-mêmes, leur chef de quartier autoproclamé dans les jours à venir. Ils promettent de poursuivre leur combat jusqu’à la satisfaction de cette revendication qu’ils estiment légitime.

Michel Yaradouno pour Ledjely.com 

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