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PR. DJENAB BARRY : « Les dispositions prises contre le COVID-19 ne datent pas d’aujourd’hui » à l’ISIC

Pr. Djenab Barry, la directrice générale de l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia, est récipiendaire du Prix mérite du CAMES (Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur). Dans cette interview qu’elle a accordée au Djely, elle revient sur la procédure de l’obtention de ce prix, mais aborde aussi les dispositions prises au sein de son institut pour la rentrée académique 2020-2021 en cette période de pandémie du COVID-19. A cœur ouvert, nous avons abordé ensemble ces questions…

Ledjely.com : Pr., vous venez de recevoir un prix du CAMES, dites-nous comment cela est arrivé ?

Pr. Djenab Barry : Vous savez, la Guinée est un pays membre du CAMES. Donc là, je remercie d’abord le gouvernement, le président de la République ; parce que quand un pays ne paie pas ses cotisations, il ne peut pas accéder à certains privilèges. Ce n’est pas une recherche personnelle, mais y a une couverture institutionnelle. Lorsqu’un pays est à jour de ses cotisations, il respecte ses engagements, forcement les ressortissants de ce pays vont bénéficier. C’est dans ce cadre-là parce que je n’ai pas postulé en tant qu’individu, mais c’est au compte du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui a organisé ça et certainement avec des critères à leurs discrétions. C’est ainsi que nos dossiers sont partis à Ouagadougou (Burkina Faso) et ce n’était pas la Guinée seulement, il y avait beaucoup d’autres pays. Ce prix est une reconnaissance par le CAMES des mérites de certains enseignants au compte de l’enseignement supérieur. Mais vous savez pour qu’il y ait cette reconnaissance, il faut être au sein d’une corporation et avant même cela, il faut qu’il y ait la reconnaissance entre nous d’abord.

Vous dites que vous n’étiez pas la seule à avoir postulé, est ce qu’on peut avoir une idée du nombre de personnes l’ayant fait et combien ont bénéficié de cette reconnaissance ?

Je ne vais pas dire que j’ai été la seule, mais la quasi-totalité de tous ceux qui ont postulé a été retenue. Par ce qu’il y a 6 personnes qui ont postulé. Nous avons postulé avec une autre personnalité, c’est le directeur national de l’Enseignement supérieur et Dr. Wora Diallo qui a été le directeur du Centre universitaire de N’Zérékoré, il y a un autre de Gamal Abdel Nasser de Conakry, il y a une autre collaboratrice de l’Université de Sonfonia et un autre de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG) qui n’a été retenu mais qui n’a pas démérité ; c’est parce qu’il n’avait pas joint le casier judiciaire dans son dossier. Et c’est venu à un moment où il y avait des moments de turbulences dans certaines préfectures.

Parlons d’un autre sujet, qui concerne la rentrée universitaire. Quelles sont les dispositions prises au sein de l’ISIC pour une bonne reprise des cours en cette période de la pandémie du nouveau coronavirus ?

A l’instar de toutes les autres institutions d’enseignement supérieur du pays, tout se passe bien ici à l’ISIC. Nous sommes là en train de faire fonctionner la mission pour laquelle nous sommes dans cet institut.

Quelles sont les dispositions qui ont été prises pour éviter la propagation du COVID-19 au sein de l’ISIC ?

Les dispositions prises ne datent pas d’aujourd’hui. Vous savez, il y a quelques mois déjà nous sommes dans ce mouvement de la pandémie du coronavirus. Nous avons pris des dispositions suivant les instructions de notre autorité de tutelle. C’est devenu au-delà d’un problème du ministère de l’Enseignement supérieur, c’est un problème de gouvernement, un problème d’Etat, un problème mondial. Donc, les premières dispositions, ce sont les mesures barrières à savoir sécuriser le campus d’abord. Le ministère nous a donné plusieurs kits sanitaires. Ça a été déposé dans toute la cour, nous avons reçu aussi beaucoup de masque, carrément du président de la République. Les étudiants, aujourd’hui, chacun a son petit paquet de masques, la sensibilisation au niveau des enseignants, le respect des distanciations dans la cour de l’institut… Nous avons aussi un comité de veille en place et ça fonctionne bien. Ça ne peut que se passer bien, d’ailleurs dans un institut où on forme les communicants et journalistes, chargés eux-mêmes de sensibiliser pour faire respecter les mesures barrières. Nous avons même fait un test COVID-19 et plus d’une centaine d’enseignants y a été soumis mais Dieu merci on a eu aucun cas positif.

D’autres enseignants n’ont pas été réticents par rapport à ce test massif ?

Bon, nous, on ne voit pas mal ce test ; parce qu’il n’est pas tombé comme ça du hasard. C’est un test qui a été fait dans nos différentes institutions, c’est pensé par notre Comité scientifique et l’Agence nationale de sécurité sanitaire qui gère la riposte à la pandémie. Mais sauf qu’il fallait des mesures d’accompagnement.

Est-ce que le nombre de classes est suffisant pour accueillir correctement les étudiants ?

Absolument ! Nous avons actuellement 400 étudiants qui vont être repartis dans des salles de classe où les mesures de distanciation sont respectées. Nous avons pris des dispositions pour cela. Il y a des groupes pédagogiques qui sont bien organisés. Et ces groupes pédagogiques, c’est un découpage qui est fait en tenant compte des réalités, pas au hasard. C’est bien un travail qui est fait par les spécialistes de la pédagogie.

Propos recueillis par Aliou Diallo

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