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FÊTES DE FIN D’ANNÉE : embouteillages et effervescence au marché de KM36

A moins de vingt-quatre heures du Nouvel An, un embouteillage et une foule indescriptible sont constatés dans le grand marché de Sanoyah-KM36, dans la préfecture de Coyah. Une occasion pour certains commerçants de rehausser des prix.

Parlant de l’embouteillage, tous les usagers conviennent que c’est le plus grand de l’année 2020. Il commence de Kountia Manguéboungni et se poursuit jusqu’au grand carrefour du KM36. Sur une distance d’environ 1KM, on y fait au moins 45 minutes assis dans le véhicule. Pour ceux qui ne peuvent pas attendre, ils sont entre deux choix : marcher ou emprunter un taxi moto.

Et quand il s’agit de marcher, il faudrait faire beaucoup attention pour ne pas être heurté par un motard qui vient du sens inverse ou derrière.

Pour le cas des taxis motos, les prix sont exceptionnels en ce jour. Si avant pour Kountia-KM36, le passager payait 3000 francs guinéens, aujourd’hui à cause de cet embouteillage monstre les motards fixent les prix à 5000 francs. Et cela avec tous les risques liés à circuler vers le sens contraire où il n’y a pas de bouchons (c’est-à-dire la voie KM36-Kountia).

Parmi ces usages, nombreux sont venus faire des achats. Mais là aussi, le marché est plein à craquer. Car chacun veut porter les plus beaux habits. Dans ce marché situé au bord de la route et quasi-occupé par les vendeuses de friperie, une occasion pour certaines de dérouler vite leurs marchandises. « Comme d’habitude, je vends des t-shirts à 10 000 et 15 000 francs guinéens, en fonction de la qualité. Et à ce prix, j’ai pu pour le moment vendre 15 t-shirts depuis le matin », témoigne Aminta Sacko.

Le long de la route, les vendeurs de poulet se rivalisent par les prix. Certains vendent un poulet à 40 000 francs guinéens et d’autres à 35 000 francs. Même constat au niveau des vendeurs de poulets importés. « Moi, je préfère acheter le poulet vendu à 40 000 francs ; au lieu d’acheter le poulet importé qui est déjà égorgé », confie une dame.

Dans ce marché, nombreux sont des familles n’ayant pas assez de moyens pour offrir des habits neufs à leurs enfants. « J’ai demandé une chemise prête à porter. On me demande 40 000 francs et ici à la friperie j’ai acheté une chemise à 12 000 francs. Je trouve que c’est moins cher et elle unique », explique une femme.

A quelques mètres de là, un jeune garçon discute le prix d’une paire de chaussures, alors qu’il lui manquait  5000 francs guinéens sur le prix fixé par le vendeur. « Il m’a dit de payer 35 000 francs guinéens et moi je l’ai plaidé de me laisser la paire à 30 000 francs guinéens », indique-t-il.

Dans ce grand engouement, il ne faut surtout pas oublier sa poche ou son porte-monnaie. Car les petits voleurs  se faufilent  entre les clients. Dans la circulation, un conducteur de taxi moto a conseillé à un jeune de tenir son téléphone qui était dans sa poche arrière. « Mon frère, s’il te plaît, enlève ton téléphone là-bas sinon ils vont te décevoir », lui lance-t-il.

L’engouement est aussi grand devant les dépôts de boissons alcoolisées. Là, les vendeurs se bousculent pour avoir plus de quantité et de qualité afin d’aller servir dans leurs maquis, cabarets ou boites de nuit.

Balla Yombouno

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