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INTERDICTION DE LA CHICHA EN GUINÉE : décision saluée par des riverains d’espaces de consommation

Après l’interdiction, par le comité conjoint des ministères de la Sécurité et de la Protection civile, du Commerce et du Budget, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution de la chicha sur l’ensemble du territoire national guinéen, les réactions se multiplient. Si les uns estiment qu’on aurait dû plutôt passer à une réglementation de la consommation de la chicha dans le pays, d’autres saluent cette décision rendue publique mercredi soir. Vingt-quatre heures l’annonce de cette interdiction, Ledjely.com s’est rendu auprès de riverains de certains espaces de vente et/ou de consommation de la substance particulièrement prisée ces dernières années par de nombreux Guinéens.

La prolifération de la chicha était telle que c’était devenue une tendance qu’on pouvait retrouver partout, au-delà des certains espaces dédiés. La décision de son interdiction est tombée comme un couperet chez les distributeurs et consommateurs. Toutefois, selon nos constats faits ce jeudi, les tenanciers d’espace de consommation de la chicha n’ont pas attendu que la sécurité sévisse pour mettre la clé sous le paillasson. C’est le cas notamment dans un centre commercial, situé à Kaporo-Rails, dans la commune de Ratoma. Là, ce sont au moins trois espaces qui étaient loués par des particuliers pour la commercialisation de la chicha. Mais de tous ces espaces, c’est l’un qui a le plus marqué l’esprit des visiteurs et des autres opérateurs économiques environnants. Au point que certains d’entre eux venaient ce jeudi s’assurer de l’effectivité de la décision de l’interdiction de la substance.

« Avant-hier (mardi 5 janvier, la veille de l’interdiction, ndlr), il y a un adolescent de 13 ans qui a failli se tuer ici. Il était tellement dépassé par l’effet de la chicha qu’il a failli descendre les escaliers par la tête. Une autre fillette a vomi partout avant de s’évanouir derrière la cour », confie au Djely une riveraine d’un espace où la chicha était consommée. « Parfois, on surprend des jeunes en plein ébat sur le balcon. Difficile de dire si ces filles sont consentantes ou si ces jeunes viennent profiter de la situation. Nous vivions quotidiennement ce genre de situation ici. Parfois, les propriétaires appellent la sécurité interne pour les maîtriser, pour ne pas qu’ils se battent. Il nous arrivait de ne même pas avoir où mettre le pied pour aller dans les pièces avoisinantes. Et si on y parvenait, c’était la fumée qui nous hantait. Cela me donnait même parfois des maux de tête. Donc, je suis vraiment ravie de cette décision » interdisant la chicha en Guinée, a ajouté la jeune femme, employée d’une entreprise de la place.

Selon le secrétariat général de la lutte contre la drogue et le crime organisé, cette décision vient sanctionner de longues investigations au terme desquelles il a été découvert que certains malfaiteurs mélangeraient délibérément de la drogue dans la chicha, assurant qu’une partie de chicha équivaut à au moins la consommation de 30 cigarettes, car contenant au moins 25% de tabac.

Hawa Bah

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