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JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ÉDUCATION : des acteurs plaident pour la réforme du système éducatif guinéen

C’est sous le thème « Relancer et redynamiser l’éducation pour la génération COVID-19 » que l’Association scolaire et estudiantine de Guinée (A-SEG) a célébré ce lundi 25 janvier 2021, à la mairie de Matoto, la Journée internationale de l’éducation. Occasion pour les organisateurs d’inviter différents acteurs de l’éducation à se pencher sur des pistes de solutions en vue d’améliorer la qualité du système éducatif en Guinée. Plus loin, l’association entend proposer une stratégie nationale de réformes de l’éducation.

Dans son intervention pour la circonstance, Kabinet Keita, le président de l’Association scolaire et estudiantine de Guinée, est revenu sur les objectifs de la célébration de cette journée. « L’engagement d’une jeunesse en faveur de la qualification de l’école guinéenne, c’est l’engagement de toute une génération sur la réforme du système éducatif. Cela va nous permettre, dans les jours à venir, de proposer une stratégie nationale de réformes du système éducatif guinéen, en tenant compte des différentes propositions », a-t-il annoncé.

Michel Pépé Balamou, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), pour sa part, est revenu sur la place du syndicat dans l’amélioration du système éducatif guinéen, avant de dresser son constat. « Il nous faut des vrais enseignants ; puisqu’aujourd’hui, nous avons des enseignants qui viennent dans ce métier, non pas par vocation, mais par nécessité. Des enseignants qui ont fait Droit des affaires, Ingénierie magistrature, Médecine… Mais à défaut d’avoir un emploi ailleurs, ils viennent tenter leur chance dans l’éducation, en attendant d’avoir un autre travail », a déploré ce leader syndical, pointant du doigt la démission parentale et le faible niveau d’investissement dans le système éducatif par les autorités gouvernementales.

Justement, parlant de financement, Dansa Kourouma, le président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC), a dénoncé la « mauvaise gestion » du budget alloué à l’éducation. « L’argent de l’éducation est reparti entre les gens. En réalité tous les ministères mangent à l’éducation, mais l’éducation ne profite rien de ce budget. Et ceux qui sont à l’éducation, tout est mangé à Conakry ici. Ce sont les gratins qui partent à l’intérieur du pays. Donc, le principe de décentralisation du budget de l’éducation est une proposition qu’on doit faire, pour que les collectivités locales, les élus locaux, en qui on a eu confiance, aient leurs mots dans la planification des budgets de l’éducation, que ça n’aille pas dans les directions préfectorales de l’éducation (DPE) qui se répartissent l’argent. Il n’y a pas de contrôle. En réalité, si le budget est mal géré, l’éducation ne peut pas sortir de l’ornière », a prévenu l’activiste de la société civile, insistant sur la nécessité de réadapter les programmes éducatifs au marché de l’emploi.

Présent à cette cérémonie, le député Mamadou Sidibé a tenu à apporter des précisions : « Le budget est soumis à l’appréciation de l’Assemblée nationale (par le pouvoir exécutif). Les professionnels des différents départements ministériels sont appelés pour examens. Et au final, le budget est voté. Quand il est voté, il est composé de budgets sectoriels : chaque département à son budget. La gestion du budget au niveau de chaque département relève de sa compétence. Mais dès lors que les fonds sont examinés, mis à la disposition des services, directions, structures relevant de la responsabilité du département, si ces fonds font l’objet de malversations et que l’assemblée en est informée, cette dernière peut se saisir en envoyant une mission d’informations sur le terrain pour vérifier la véracité » des allégations.

La Journée internationale de l’éducation est célébrée normalement tous les 24 janvier. Cette année, elle intervient en Guinée au moment où des appels à la grève perturbent les cours dans les universités et certaines écoles du pays. Les enseignants réclament le paiement de leurs primes d’incitation promises par le gouvernement guinéen.

Hawa Bah

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