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L’adjudant Fatoumata Bangoura, s’explique sur la photo d’elle qui circule sur internet

Ces derniers jours, la photo d’une policière assise sur une moto entre un collègue et le conducteur de la moto a abondamment été partagée et commentée sur le réseau social Facebook. Beaucoup d’internautes s’en sont marrés parce qu’ils ont vu là l’exemple type de la contradiction qu’ils décèlent très souvent au niveau des autorités guinéennes. Des autorités qui éditent les principes et sont chargés de les faire appliquer, mais qui curieusement sont les premières à les transgresser. Dans le cas qui nous concerne, notre rédaction a retrouvé la policière en question. Son nom est Fatoumata Bangoura et elle a le grade d’adjudant.  Précédemment en service à la sécurité routière au carrefour Kakimbo, dans la commune de Ratoma, elle est désormais postée sur la corniche nord, au niveau du quartier Cameroun précisément. C’est là que nous l’avons rencontrée pour lui demander les circonstances dans lesquelles sa photo s’est retrouvée sur la toile.
D’entrée, adjudant Fatoumata Bangoura nous assure que la photo en question remonte à plus de deux ans. Même si elle ne sait  ni qui l’a prise, ni qui l’a publiée sur les réseaux sociaux. « Je me suis demandée qui a pris la photo et mise sur internet, parce que je n’ai ni rivale, ni copain depuis plus de 6 ans. Je n’ai même pas un téléphone tactile pour être sur internet« , confie-t-elle. Même qu’elle a été très étonnée, quand il y a quelques jours, un jeune est venu la voir à son lieu de travail pour lui montrer la photo d’elle qui circule sur Facebook.
Par contre, adjudant Fatoumata Bangoura se rappelle parfaitement les circonstances dans lesquelles elle s’est retrouvée sur cette moto, entre son collège et le conducteur de la moto. « J’ai un collègue qui a reçu un appel de sa sœur lui disant qu’un véhicule a tapé leur mère et que cette dernière a été transportée dans un hôpital à Entag. On a cherché un véhicule ici pour prendre un déplacement, on n’a pas eu. On a pris la moto pour partir. On est passés par l’autoroute, on a dépassé Avaria. On a croisé là-bas un taxi-maitre que j’appelle « kötö », que j’ai connu lorsque j’étais transitaire. On est descendu de la moto pour monter dans sa voiture ». Ainsi donc, si elle s’est retrouvée sur la moto en situation de surcharge, c’était parce que les circonstances étaient exceptionnelles. Il y avait urgence.
Autrement, avoue-t-elle:  « On sait bien qu’il est interdit de faire la surcharge, parce que c’est notre travail de veiller à ce qu’il n’y en ait pas. Mais même vous qui êtes assise ici, vous pouvez vous retrouver dans une telle situation« . Mieux, poursuit-elle: « Avec les embouteillages à Conakry et la difficulté d’avoir un taxi, vous n’avez pas le temps de réfléchir à ce genre de choses ». D’ailleurs, ces cas de force majeure, même les policiers savent les intégrer et les prendre en compte. « Même nous, il nous arrive de laisser circuler trois personnes sur une moto. Généralement, ces situations se présentent quand les gens mettent un malade entre eux et le conducteur de moto. Parfois, ce sont des passants qui nous plaident, c’est tout à fait humain » lâche-t-elle en fin de compte, en pointant fort justement un cas de surcharge qui s’offrait opportunément à son regard.
Hawa Bah

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