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VIOLENCES EN GUINÉE : le COJEDEV met à contribution un outil juridique africain pour parvenir à l’indemnisation de certaines victimes

Le Consortium des associations des jeunes pour la défense des victimes de violences en Guinée (COJEDEV-Guinée) organisé ce mercredi 10 février 2021, une conférence de presse à la maison commune des journalistes, sise à Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. Objectif pour ses représentants, expliquer le niveau d’évolution de son projet de plaidoyer pour une indemnisation provisoire des victimes de violentions des droits de l’homme de la période 2010-2019. Pour la première étape, cette action concernera les régions de Conakry et de N’Zérékoré, qui ont été les plus impactées durant cette période. La particularité de la démarche, selon les organisateurs, vise à outiller les victimes en matière de justice transitionnelle pour qu’elles puissent réclamer leurs droits.

A l’entame de son intervention, Boussouriou Diallo, le président du COJEDEV, a expliqué que le choix de cette période est d’ordre stratégique et financier. « Ce n’est pas une sorte de discrimination que nous avons voulu faire autour des autres victimes de violations de droits de l’homme. Mais c’est parce que tout simplement nous n’avons pas l’apanage des droits de l’homme et nous ne pouvons pas prétendre gérer toutes les questions de droits de l’homme à l’échelle nationale, au regard des faibles moyens dont nous disposons », a–t-il souligné, citant au passage les violences survenues avant et après cette période.

A l’en croire, ce plaidoirie s’inscrit en droite ligne avec les accords politiques, le Code de procédure pénale révisé et la politique de justice transitionnelle dans l’Union africaine, dans sa section éléments indicatifs de la justice transitionnelle, volets réparation, paragraphe 66 qui stipule que : « Là où il faudrait attendre à ce qu’une longue période s’écoule avant la mise en œuvre d’un programme complet de réparation, il faudrait prévoir des réparations provisoires ».

Déjà, 120 victimes ont été entendues sur la base d’un questionnaire préétabli et mis à la disposition d’agents moniteurs formés à cet effet, puis formés en matière de justice transitionnelle, a-t-il ajouté. « Le COJEDEV entend procéder à la mobilisation de la société civile autour des mécanismes africains de justice transitionnelle, l’élaboration d’une stratégie de plaidoyer en faveur des victimes de violations des droits de l’homme, l’interpellation de l’Etat guinéen sur l’importance d’accorder des réparations provisoires aux victimes et l’implication des partenaires financiers et les institutions internationales dans la mobilisation des ressources en faveur des victimes », a annoncé Boussouriou Diallo qui ajoute qu’une base de données par différents événements est également mise en place.

C’est en février 2019 que l’Union africaine a adopté la politique de justice transitionnelle. Mais en Guinée, bien avant avec la validation de l’avant projet de loi portant sur une commission vérité, justice et réconciliation nationale en avril 2017, les choses n’avancent pas.

Hawa Bah

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