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KANKAN : le SOS de la présidente de l’orphelinat « Espoir »

Le phénomène d’abandon de bébés et d’enfants devenant récurent au sein de la société guinéenne, la pression ne cesse de s’accentuer sur les orphelinats dont la vocation est de substituer aux parents. Dans ces institutions de substitution, les moyens n’étant pas des plus fournis, les gestionnaires ne savent pas toujours à quel saint se vouer. Notre correspondant régional en Haute Guinée a vu faire le constat de cette problématique auprès de l’orphelinat  »Espoir » de Guinée. L’institution dirigée par Mme Aïcha Oularé a en effet récemment accueilli deux nouveaux nés que des parents s’apprêtaient à jeter dans la poubelle. Des bébés dont les besoins en soins de santé et en alimentation sont très cruciaux. 

C’est au quartier Gare qu’Aïcha Oularé, la quarantaine, encadre, éduque et entretient les bébés qui échouent dans son orphelinat. Même si les ressources sont maigres, elle se bat pour sauver des enfants que des parents avaient choisi de sacrifier et dont elle s’efforce des hommes et des femmes utiles à eux-mêmes et à l’ensemble de la communauté.

il y a de cela quelques jours, elle accueillait justement deux nouveau-nés dans des conditions sanitaires précaires. « Le premier appartient à une femme qui a tenté de jeter le bébé de quatre jours dans la poubelle. Elle a été appréhendée par un groupe de jeunes. Elle est venue avec ces jeunes ici et malgré mes sensibilisations, elle a réitéré sa volonté de jeter l’enfant. Quand nous nous sommes rendus à la police, elle a repris les mêmes mots et s’est échappée en laissant l’enfant avec nous« , explique Aïcha Oularé. Quant au second bébé, raconte-t-elle: « une autre femme a aussi quitté Siguiri avec un bébé en me disant qu’elle ne connaissait pas la mère de l’enfant ; j’ai tout fait, mais elle s’est aussi enfuie et a laissé ce bébé avec moi« .

Bien que son orphelinat soit dédié à l’accueil de ces enfants, la précarité des conditions de vie suscite chez Aîcha une certaine préoccupation quant à la prise en charge des bébés. Par exemple, au sujet du premier bébé qu’il a accueilli depuis sous peu, elle rèleve: « les conditions sont actuellement très dures pour prendre soins de l’enfant. Le prix de son lait me coûte 115.000 francs en quelques jours car il est en état de malnutrition, nous nous sommes rendus à deux reprises à l’hôpital mais ça ne va jusque-là »

Conséquence, elle fait appel aux bonnes volontés. « Que chacun fasse pour ces bébés, ils n’ont pas choisi de naître dans ces conditions, aujourd’hui ils ont besoin de traitement, de nourriture et de bien d’autres services. Aussi, encore une fois, que chacun fasse preuve de bonté pour ces bébés« , implore-t-elle.

Plus globalement, Aïcha Oularé et son mari qui travaillaient dans une société à Banankoro (Kérouané) ont du mal  à entretenir la cinquantaine des enfants qu’ils accueillent dans l’orphelinat  »Espoir ».

Michel Yaradouno kankan pour le djely.com 

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