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N’ZÉRÉKORÉ : une famille fait l’objet de « menaces de mort » de la part des inconnus qui traquent une jeune femme depuis 2013

Recherchée depuis les affrontements intercommunautaires que la préfecture de N’Zérékoré a connu en 2013 – qui avaient fait des centaines de morts et de blessés ainsi que d’importants dégâts matériels – Marie-Claire Koumba Millimouno a dû fuir la Guinée pour sa sécurité. Mais depuis, sa famille dit faire l’objet de menaces de la part d’individus non encore identifiés. Niouma Albert Millimouno, le père de Marie-Claire Koumba Millimouno, s’est confié  au Djely.

A cause des menaces qu’ils disent faire l’objet, les parents de Marie-Claire Koumba Millimouno, la trentaine, ont préféré quitter la ville de N’Zérékoré pour Conakry, où ils ont trouvé refuge après le double scrutin législatif et référendaire du 22 mars 2020.

A l’occasion de ces élections, la ville de N’Zerékoré avait connu des violences entre le 22 et le 23 mars, faisant des morts et des dégâts matériels considérables. A cette occasion, un groupe de jeunes armés d’armes blanches et des fusils de chasse de fabrication locale avait fait irruption dans la famille de Niouma Albert Millimouno, le père de Marie-Claire, au quartier Bellevue dans la commune urbaine de N’Zérékoré. « Je suis fatigué de vivre sous menace à N’Zérékoré. En 2013, lors des violences intercommunautaires, ma fille Marie-Claire Koumba, était recherchée par un groupe de jeunes qui voulait en découdre avec elle. Depuis lors, elle a quitté le pays. A ce moment, on était au quartier Nyen et des individus non identifiés sont venus nous menacer, moi et ma famille. C’est la même chose qui s’est produite en mars 2020, pendant les élections législatives et le référendum sur la nouvelle constitution : j’ai reçu de la visite de personnes mal intentionnées, au quartier Bellevue. Je les ai entendu dire : ‘C’est la famille de Marie-Claire qui est là. Ils pensent qu’ils peuvent nous échapper. Heureusement, le bâtiment avait une sortie par derrière et c’est par là-bas que j’ai fait sortir ma famille pour se rendre dans le village de Galaye, cette nuit du 22 mars 2020. Ils étaient bien armés », a relaté Niouma Albert Millimouno.

Sentant sa vie en danger, la famille a préféré changer de domicile. « Je ne peux plus vivre à N’Zérékoré. Bien que ma fille ne soit pas là, je continue de recevoir des menaces de la part de personnes inconnues qui en veulent à elle dont je ne sais pourquoi. Donc, j’ai quitté N’Zérekoré pour aller m’installer dans la capitale malgré mes maigres moyens, même si la vie de là-bas est très difficile. Mais jusqu’à présent, je reçois des appels de numéros que je ne connais pas me demandant de donner la position de ma fille. Ils me disent que sinon ils vont en finir avec moi », a ajouté Niouma Albert Millimouno.

Cette sordide affaire relance le débat à N’Zérékoré sur les règlements de comptes qui coûteraient la vie à plusieurs personnes à l’occasion des manifestations à caractère politique, religieux ou communautaire.

Niouma Lazare Kamano, N’Zérékoré pour Ledjely.com

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