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MACENTA : un gendarme tué lors d’une manifestation d’élèves à Kouankan

Un mort, plusieurs manifestants interpellés et d’importants dégâts matériels, c’est le bilan d’une manifestation d’élèves du collège de Danano, district situé à 24 kilomètres de la sous-préfecture de Kouankan, dans la préfecture de Macenta, ce mercredi 24 février 2021. A l’origine de cette manifestation, l’absence à l’école d’une collégienne, qui a contracté une grossesse et par la suite elle a été menacée par ses parents. Depuis lors, elle reste introuvable. Selon des informations obtenues par Ledjely.com, c’est ce qui a mis le feu aux poudres. C’est un gendarme en poste dans cette localité qui a été tué lors des accrochages, nous a-t-on appris.

Joint au téléphone par Ledjely.com, le maire de la commune rurale de Kouankan est revenu sur les causes de cette manifestation. « C’est une élève qui étudie au collège de Danano du nom de Marie Sakouvogui qui a contracté une grossesse. C’est ce qui a fait mal à ses parents. Avec les menaces qu’elle a reçues, elle a préféré prendre la poudre d’escampette, en abandonnant l’école. Quand ses amis ont remarqué son absence, ils ont adressé une lettre au bureau de l’APEAE, pour le retour de leur collègue à l’école pour reprendre les cours. Cette note a été remontée au sous-préfet et au délégué sous-préfectoral de l’enseignement secondaire. Quand le sous-préfet a reçu cette correspondance, il m’a chargé avec le responsable de l’éducation et le premier vice maire d’aller gérer le problème. Dans la matinée d’avant-hier, à 6heures, nous nous sommes rendus dans ce collège. Le doyen du village a pris la parole pour demander aux élèves de ne pas descendre dans la rue. Il les a invité au calme. Au moment où ce dernier s’exprimait, un groupe d’élèves s’est détaché pour aller mettre des barricades et c’est de là que tout est parti », a expliqué Mamadi 1 Camara.

Et d’ajouter : « Très rapidement, le mouvement a pris de l’ampleur en s’étendant sur tout le village. Les manifestants s’en sont pris au domicile du chef de district qui est le père de Marie Sakouvogui. Après avoir détruit son habitation, les jeunes se sont mis à jeter des cailloux sur les concessions des autres responsables du village. Là, le mouvement a pris une autre tournure. Élèves et non élèves se sont mis dans la danse. Face aux dégâts, un renfort a été demandé du côté de N’Zérékoré. Et la CMIS Numéro 14 et l’escadron mobile de la gendarmerie sont arrivés. Ils ont procédé à des interpellations. C’est suite à ça, le chef de poste de la gendarmerie qui était basé ici, a été agressé par une foule en colère. Ils l’ont bastonné et finalement il a succombé de ses blessures ».

Niouma Lazare Kamano, N’Zérékoré pour Ledjely.com

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