Ledjely.com

Accueil » UNIVERSITÉ DE SONFONIA : zoom sur l’application des nouvelles mesures sanitaires
A la une Actualités Santé Société

UNIVERSITÉ DE SONFONIA : zoom sur l’application des nouvelles mesures sanitaires

Face au relâchement dans l’application des gestes barrières dans la lutte contre le coronavirus, le président de la République, Alpha Condé, a pris de nouvelles mesures sanitaires pour éradiquer la pandémie. C’est ainsi que, jeudi dernier, le chef de l’État a durci le ton sur le respect de celles-ci. Au nombre des mesures annoncées, les établissements d’enseignements scolaires et universitaires ont été soumis à l’application de l’installation des dispositifs de lavage des mains, le port obligatoire des masques pour les élèves, étudiants, enseignants et encadreurs, et la mise en place d’un système de test pour les enseignants et étudiants. Pour constater l’application des dispositions annoncées par le chef de l’exécutif guinéen, Ledjely.com s’est rendu à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia dans la banlieue de Conakry.

Historique et présentation de l’établissement

Créée en 2005, sous l’appellation ‘’Université des Sciences Humaines, Juridiques et Économiques de Sonfonia-Conakry‘’, elle finit par prendre le nom du président d’alors, le général Lansana Conté, décédé en 2008. Ainsi, elle fut baptisée ‘‘Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry’’.

L’établissement compte quatre grandes facultés : les Sciences Juridiques et Politiques, les Sciences Économiques et de Gestion, les Sciences Sociales et Humaines ainsi que les Lettres et les Sciences du langage.

Construite préalablement pour un effectif de 1 500 étudiants, l’université compte de nos jours près de 20 000 étudiants dont, 9 000 y ont été orientés l’année dernière.

Constat et rencontre avec les autorités universitaires

Il était 10 heures ce samedi matin, lorsqu’un journaliste du Djely est arrivé sur place. Les premiers constats qui frappent à l’œil sont d’ordres multiples : absence de contrôle et de suivi dans le port des masques, dans le lavage des mains ou encore la prise de température à la rentrée de l’université. Dans l’enceinte de l’établissement universitaire, c’est le même constat. Sauf que là, une infime partie des étudiants et quelques encadreurs se plient à la règle.

Après ces observations, nous avons pris la direction du rectorat, où on a été accueilli par le recteur en personne, le Pr Amadou Oury Koré Bah.

Assis à l’angle du second bureau et vêtu d’un complet manche longue de couleur grise, il était en compagnie d’un des jeunes cadres de l’établissement, dans la quarantaine, habillé d’une chemise blanche bien introduite dans le pantalon et une paire de soulier bien cirée, celui-ci présentait un air plutôt confiant. Après que nous avons fini les présentations d’usage et expliqué le but de notre présence. L’universitaire Pr Koré nous a redirigé vers le directeur des Relations extérieures et de la Coopération de l’université, Sory Sidibé, pour répondre à nos questions.

Répondant à la question relative à la mise en œuvre des directives du chef de l’État, les autorités de l’université, par la voix de Sory Sidibé, a souligné que l’établissement a mobilisé des centaines de kits sanitaires. « Pour mettre en application cette mesure du président, nous avons pu mobiliser 750 kits. Nous les avons installés à la rentrée de l’université, devant les différentes facultés et bureaux, à la rentrée des salles de classes et amphis », nous rassure l’enseignant. Sauf que, ce n’est pas ce que révèle nos premiers constats mentionnés ci-haut.

Comme l’atteste certaines de nos images, aucun dispositif sanitaire n’est visible devant les salles de classes que nous avons sillonnées, et même la rentrée du service de la scolarité n’est épargnée.

Évoquant les dispositions prises pour le respect du port des masques, l’université mise plutôt sur la sensibilisation. « Pour l’instant, nous comptons passer par la sensibilisation et renforcer davantage les consignes sur le danger de la maladie », explique Sory Sidibé, avant de rajouter : « Par contre, aucun étudiant ou encadreur ne sera reçu dans les salles s’il ne porte pas un masque ». Mais par ailleurs, les autorités n’épargnent non plus la possibilité de faire recourir à des mesures disciplinaires pour les récidivistes. « Si, toutefois, nous constatons que les mesures ne sont pas bien suivies, nous allons faire usage des mesures coercitives », insiste l’encadreur.

Mise en place d’un système de test pour l’ensemble des étudiants et enseignants

Si les autorités universitaires ont trouvé plus ou moins la possibilité d’appliquer les deux premières consignes, c’est pratiquement impossible pour cette dernière.

Aux termes de nos échanges avec Sékou Diakité, médecin chef de l’infirmerie de l’université, le manque des test de dépistage rapide (TDR) reste un facteur bloquant pour application de cette dernière. « Nous n’avons pas des TDR pour faire appliquer cette mesure. Par contre, nous veillons au gré, au respect des autres consignes », ajoute le médecin.

À date, le coronavirus officiellement annoncé en Guinée depuis mars 2020, compte 15216 cas confirmés pour 86 morts et 14648 guéris.

Ibrahima Kindi Barry

Articles Similaires

N’ZEREKORE : un ancien ministre defeu général Lansana Conté, comparaît pour violences, coups et blessures

Ledjely.com

MINISTERE DE LA COMMUNICATION : Adèle Camara fixe ses priorités

Ledjely.com

GOUECKE : douze jeunes filles violées par un féticheur et deux de ses complices

Ledjely.com

FEGUIFOOT : Thierno Saidou Diakité, entre satisfaction et regret après la mise en place du CONOR

Ledjely.com

Analyse des premières mesures économiques annoncées par le gouvernement

LEDJELY.COM

Les bases de la future société guinéenne, d’après l’analyste Amadou Sadjo Barry

LEDJELY.COM
Chargement....