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MAMADOU SYLLA : « On ne peut pas relaxer quelqu’un sans savoir ce qu’il a fait »

Vingt-quatre heures après l’audience que le président de la République a accordée à sa délégation, Elhadj Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition à l’Assemblée nationale, est revenu sur certains pans de la rencontre. Invité par nos confrères de l’émission ‘’On refait le monde’’ sur Djoma TV, le leader de l’Union démocratique de Guinée (UDG) a notamment abordé la question des détenus de l’opposition. Comme marchant sur des œufs, Mamadou Sylla a surtout usé de la langue de bois. Ainsi, il dit travailler davantage à obtenir le principe d’une visite qu’il voudrait rendre à ces détenus pour se faire une idée des conditions de leur incarcération. Pour le reste, sa recommandation porte surtout sur la tenue du procès. Quitte à ce que par la suite, on demande au président Alpha Condé de les gracier. Car, en ce qui le concerne, Mamadou Sylla pense qu’on ne peut pas relaxer un détenu sans savoir ce qu’il a fait.

D’ores et déjà, Mamadou Sylla est hésitant à appeler les prisonniers de l’opposition des “détenus politiques”. Certes, il sait qu’ils appartiennent à des partis politiques. Mais de là à reprendre à son compte les qualificatifs de ses camarades de l’opposition extraparlementaire, c’est un pas qu’il ne souhaite pas franchir.

Rendant ensuite compte de la rencontre avec le président Alpha Condé, il assure avoir demandé au chef de l’Etat qu’il “accepte qu’on puisse visiter ceux-là en prison”. “On n’est pas magistrat, on ne peut pas juger aussi, mais on peut à la sortie dire ce qu’on a vu au président”. Mamadou Sylla pense qu’on peut aussi demander à la justice de diligenter les dossiers en vu d’un procès dans les meilleurs délais.  “Après, au moment venu, on peut demander la clémence du président, pour qu’il puisse accepter de les gracier”.

A sa doléance, le président de la République aurait répondu qu’il transmettra le message au ministre de la Justice, qui se trouve être à l’étranger depuis plus d’une semaine. “Ce qu’on peut dire, c’est d’essayer rapidement de diligenter leurs dossiers pour qu’on juge ceux qui sont coupables et relaxer ceux qui ne sont pas coupables. On ne peut pas relaxer quelqu’un sans savoir ce qu’il a fait”, croit savoir Mamadou Sylla.

Hawa Bah

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