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CONAKRY : le difficile respect de la distanciation physique dans certaines mosquées

Avec la hausse des nouvelles contaminations à la pandémie de coronavirus, ces dernières semaines, le président Alpha Condé a durci les mesures sanitaires. Si, contrairement à l’année dernière, les lieux de culte ne sont pas fermés, ils sont toutefois soumis à des mesures strictes comme le port du masque obligatoire ou encore la distanciation physique. Mais dans les mosquées, même si les responsables veillent au respect strict des gestes barrières, ils se heurtent à la résistance de certains fidèles qui refusent de se soumettre à ces mesures. C’est le cas dans une mosquée sise à Lambanyi, dans la commune de Ratoma, où une reporter du Djely en a fait le constat ce vendredi 26 mars 2021.

Alors que la semaine dernière les mesures barrières – dont la distanciation sociale – étaient respectées par tous les fidèles de cette mosquée, située dans la banlieue nord de Conakry, cela n’a pas été le cas aujourd’hui, à l’occasion de la grande prière du vendredi. En effet, l’ensemble des consignes des autorités sanitaires guinéennes n’ont pu être appliquées qu’à l’intérieur de la mosquée. Pas dans la cour et aux alentours, où des dizaines de fidèles se sont acquittés de leurs obligations religieuses.

Image d’archive d’une mosquée. Photo d’illustration. DR

Pourtant, dans la cour, trois personnes font de leur mieux pour faire respecter les gestes barrières, notamment une sous l’annexe externe des femmes. La mesure la plus difficile à faire respecter concerne la distanciation physique en ce temps de forte chaleur. « J’ai l’habitude de rester sous la tente pour installer les femmes. Depuis la semaine dernière, on prend en compte une certaine distanciation sociale, et tout s’était bien passé le vendredi passé. Mais aujourd’hui je me suis déplacée quelques minutes, quand toutes les places ont été occupées. Le temps pour moi de revenir, des femmes avaient déjà occupé les espaces que j’avais laisser libres pour la distanciation sociale. J’étais sans mot ! », confie au Djely celle qui est communément appelée Hadja par ses coreligionnaires.

Dans la foulée, une dame explique : « J’ai été l’une des premières personnes à être installée sous la tente. C’est devant moi que Hadja a installé tout le monde. Mais je n’ai aucune autorité morale pour empêcher une autre fidèle d’occuper une place ».

Sur la même lancée, une autre fidèle tente de justifier son geste. « Depuis la semaine dernière, dès 13heures mes collègues de service et moi cherchons à rallier la mosquée, parce qu’on n’a pas de tapis de prière, mais malgré tout cela, on est venues trouver que la tente est pleine. J’étais obligée d’occuper un espace qui sert normalement de distanciation physique pour m’acquitter de mes obligations religieuses. Et la dame qui était à ma gauche était plutôt favorable à ce que je m’asseye », relate-t-elle.

Le port du masque étant obligatoire, les quelques fidèles musulmans qui n’en portaient pas ont été contraints à rebrousser chemin. A la porte, un religieux veille également au lavage des mains avant de laisser les fidèles accéder dans l’enceinte de la mosquée. Ce difficile respect de la distanciation physique a été également constaté dans d’autres mosquées de la ville.

Hawa Bah

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