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MAISON CENTRALE : des proches d’Ousmane Gaoual s’inquiètent de son séjour prolongé dans le centre de traitement

En détention depuis des mois à la prison civile de Conakry, de nombreux opposants ont récemment été diagnostiqués positifs au Covid-19. Parmi eux, Ousmane Gaoual Diallo, haut responsable de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dont justement le séjour prolongé sur le site de prise en charge à l’intérieur même de la prison commence à préoccuper les proches. En effet, nous rapporte-t-on, ce vendredi 25 mars 2021, l’opposant a passé sa 24ème nuit dans le centre. Or, un sixième test s’est lui aussi révélé positif, laissant croire qu’il ne pourra pas en sortir de sitôt. « Nous ne doutons nullement de la fiabilité de ces tests, mais notre inquiétude vient du fait qu’avec ce séjour prolongé, il ne peut pas faire soigner ses problèmes de nerfs qui risquent pourtant de le laisser handicapé », nous explique une proche de l’ancien député UFDG.

Entre deux maux, dans l’entourage d’Ousmane Gaoual, on suggère de choisir le moindre…Certes, en temps normal, il serait compréhensible qu’on veuille le garder jusqu’à ce que la charge virale chez lui soit totalement négative, avoue celle qui sonne l’alerte. « Sauf qu’avec ses problèmes de nerfs, on n’est pas en temps normal. Il risque de se retrouver handicapé à vie s’il ne poursuit pas ses soins », poursuit-elle. Aussi, estimant qu’avec le temps que l’opposant a déjà passé dans le centre et les soins qu’il a jusqu’ici reçus, la charge virale doit être suffisamment affaiblie pour représenter un risque énorme, elle plaide qu’il lui soit permis de « soigner son mal de nerfs ». « Au stade où nous en sommes, ce problème de nerfs est la menace la plus sérieuse qui pèse sur lui », dit-elle à l’appui de son plaidoyer.

D’ailleurs, rapportant des informations qu’elle dit détenir sur les conditions de détention qui prévalent à la Maison centrale, elle pense que l’ampleur de la pandémie dans la prison est sous-évaluée aux yeux de l’opinion. « Il y a plus d’infections que ce qu’on nous déclare. Rien que pour le lundi dernier, il semble que le test a révélé une trentaine de cas positifs, alors qu’il n’y avait que 20 places disponibles dans le centre de prise en charge installé dans l’enceint de la prison ». Et selon elle, les 10 cas n’ayant pas été pris en charge ont tout simplement été reconduits dans leurs « cales respectives ». « Au lieu d’admettre que les conditions de détention sont un facteur de risques et aller vers le désengorgement, ils font le choix d’entasser les détenus dans ces conditions ». Une attitude qu’elle qualifie de « criminelle ».

Contacté le Djely, Sékou Keïta, responsable de la communication du ministère de la Justice pense qu’au sujet d’Ousmane Gaoual Diallo, « s’il y avait péril en la demeure, les médecins auraient pu le relever et préconiser une approche de solution ». En tout cas de cause, rappelle-t-il : « Le cabinet du ministère de la Justice est ouvert à toutes les sollicitations. Les avocats peuvent notamment, sur la base des documents médicaux, nous saisir de toutes leurs préoccupations ». Quant aux conditions de détention à la Maison centrale, en cette période de Covid-19, le responsable de communication dit mettre quiconque (activités de la société civile et des droits de l’homme, journalistes ou proches des détenus) d’apporter la preuve que « la Guinée n’est pas le meilleur exemple en termes de traitement des détenus ».  Une exemplarité qui s’appuie, selon lui, sur le fait que « la Guinée est le seul pays à avoir installée deux chapiteaux de plus d’une centaine de places au sein d’une prison et à l’intérieur de laquelle la prise en charge est automatique. Au-delà, une équipe d’une trentaine de professionnels suit au quotidien les détenus. Et au sein de la même prison, nous avons deux infirmeries. On a même évacué des détenus de l’intérieur du pays pour venir les admettre à la Maison centrale ». Et pour faire finir, Sékou Keïta nous dit qu’à la date de ce vendredi 26 mars, 64 personnes sont admises à l’intérieur de la Maison centrale de Conakry.

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