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GUINÉE : Elhadj Alpha Oumar Sacko explique pourquoi le prix du pain a augmenté dans certaines préfectures

Depuis quelques jours, les boulangers sont dans le viseur des autorités locales de plusieurs villes de l’intérieur du pays. C’est le cas notamment à N’Zérékoré et à Kankan. Une situation que regrette Elhadj Alpha Oumar Sacko, le président de l’Association des boulangers et des pâtissiers de Guinée qui admet une légère augmentation du prix du pain à l’intérieur du pays, tout comme à Conakry. Il précise que ce réajustement du prix du pain s’explique par le coût du transport. A l’en croire, ce réajustement se situe dans la limite du prix de la niche de pain fixé par le protocole d’accord tripartite gouvernement – boulangers – industriels en vigueur, c’est-à-dire à 4000 GNF.

A l’entame de ses propos, le président de l’Association des boulangers et des pâtissiers de Guinée a indiqué que les autorités locales doivent se soumettre audit protocole d’accord. « C’est le préfet et le directeur préfectoral (respectivement de Kankan et N’Zérékoré) qui sèment la pagaille. Ils font ramasser le pain des boulangers pour le mettre dans les commissariats, ils leur imposent de vendre tout pain à 2 000 GNF (Kankan) ou à 2 500 GNF (N’Zérékoré) », dénonce-t-il.

Poursuivant, il a expliqué que son organisation est à pieds d’œuvre pour s’assurer du respect du protocole. « Nous avons mis une commission de contrôle indépendante sur le terrain, il y a plus de 10 jours. Nous avons constaté que par endroit le prix du pain a un peu augmenté, on les a verbalisés et ils sont revenus à la normale. Mais à l’intérieur du pays, c’est maintenant qu’ils ont reçu le nouveau stock de farine qui a partiellement augmenté, ils ont donc augmenté le prix du pain, mais ça ne dépasse pas 4 000 GNF. Donc, ils n’ont pas violé le protocole », précise-t-il.

Plus loin, il a ajouté que ce contrôle concerne également les commerçants qui ne doivent pas vendre le sac de farine à un prix excédant 300 000 GNF, mais seulement à Conakry, pour des raisons qu’il explique : « Partout, à Conakry, où on augmente un franc sur les 300 000 GNF, on va fermer le magasin, mais il faut que ceux de l’intérieur supportent le transport (sur le prix du sac de farine), et vendent le pain au même prix que nous, parce que leurs matières premières, que ce soit la location du four, le bois ou autres coûtent moins cher ». Elhadj Alpha Oumar Sacko a souligné que le prix du sac de farine est vendu jusqu’à 340 000 GNF, selon les préfectures.

Hawa Bah

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