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ADC-BOC : Ibrahima Sory Diallo dévoile les « vraies raisons » qui ont motivé la démission de certains membres du parti

Ce jeudi, 1er avril 2021, au cours d’une conférence de presse animée à la maison de la presse, de Kipé, plusieurs jeunes se réclamant du parti ADC-BOC ont annoncé leur démission du parti dirigé par le député Ibrahima Sory Diallo. Ils motivent leur départ par le fait qu’ils ne seraient pas assez écoutés les écoute par leur président qu’ils accusent de prendre les décisions sans concertation.

« Nous avons constaté que le président n’acceptait plus d’écouter les cadres du parti. Il faisait tout seul sans consultation à la base. Toutes les déclarations faites par lui reflètent ses idées. Nous avons pensé que ce n’est plus notre président. C’est quelqu’un qui pense que la politique se fait dans un monde individuel et non dans un monde collectif (…) Nous ne sommes plus écoutés au sein du parti, et ces raisons sont pour nous suffisantes de notre démission », ont indiqué les frondeurs dans leur déclaration lue par Ousmane Condé, désormais ex-secrétaire administratif du parti ADC-BOC.

Joint au téléphone dans la soirée, Ibrahima Sory Diallo a dit ne pas être officiellement informé de cette démission collective de certains membres de son parti, avant d’expliquer les raisons de sa brouille avec deux d’entre eux. « Je ne suis informé à aucun cas qu’il y a des gens dans le parti qui se plaignent de ma gestion. Il n’y a jamais eu convocation de réunion ou d’une plénière où un membre a daigné me dire que je gère mal le parti (…) Je reconnais avoir approcher deux jeunes auprès de moi  à l’Assemblée nationale. Je voudrais les aider, mais tout en leur confiant un travail technique à faire qui devait leur donner le titre d’assistant parlementaire. Je leur ai donné des projets de lois dont ils devaient analyser pour moi et discuter ensemble. Malheureusement, pendant un mois 20 jours, ils n’ont pas pu me produire un rapport. Et chaque jour qu’ils passent, je dépense à peu près 200 000 à 250 000 francs guinéens comme frais de nourriture et leur transport. Donc, j’ai été clair avec eux : ‘Si vous êtes là et que vous ne faites rien, vous augmentez le nombre de charge pour moi. Et comme ma maison a été démolie, je ne pourrais pas du tout assurer votre transport et votre nourriture ici pendant que vous ne faites rien’. Alors, je leur ai dit de rester chez eux jusqu’à ce qu’on engage leurs dossiers comme fonctionnaire parlementaire et cela c’était avant-hier [mardi] », a-t-il expliqué.

Informé de la tenue de cette conférence, le président de l’ADC-BOC se dit surpris d’apprendre que les deux jeunes en question y fassent partie des frondeurs. « J’apprends qu’ils sont les pionniers parmi les gens qui veulent déstabiliser les instances du parti. Malheureusement, c’est par voie de presse que moi-même j’ai appris leur démission. Je ne m’y attendait pas. Ces jeunes étaient des membres du parti UNP qui est un parti allié à moi dont leur président est Boubacar Siddighy Diallo qui est deuxième sur ma liste de députation », a-t-il ajouté.

A la question de savoir qui sont ces membres de son parti qui ont décidé de jeter l’éponge, Ibrahima Sory Diallo explique : « Deux d’entre eux, à savoir un des vice-présidents et Mohamed Kouramodou qui fait office de secrétaire, sont  officiellement du parti. Quant aux autres, ils sont venus pendant l’élection présidentielle dernière. On a travaillé ensemble pour la victoire du président Alpha Condé. Ils ont pensé qu’à un moment donné je serais nommé ministre. Mais comme je n’ai pas été nommé ministre et que je ne peux pas les aider maintenant, ils m’ont quitté de façon irresponsable ».

Les démissionnaires accusent un groupe des partisans présumés du leader du parti d’avoir fait irruption dans la cour de la maison de la presse pour empêcher leur conférence de presse. Une accusation que Ibrahima Sory Diallo rejette en bloc. « J’ai été appelé par des gens pour m’annoncer la tenue de leur conférence. Je n’ai envoyé personne sur place. Pourquoi le faire d’ailleurs ?  C’est un parti politique. Moi, je suis quelqu’un qui respecte les droits de l’homme », a-t-il assuré en conclusion.

Balla Yombouno

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