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KANKAN : une autre manif en vue

Si grâce à la pression des sages, Kankan a su éviter la manifestation que projetait le Mouvement citoyen pour l’électrification de la Haute Guinée, il pourrait en être tout autrement de celle que menace d’y tenir très prochainement les pensionnaires de l’Ecole nationale des instituteurs (ENI). En tout cas, c’est la menace qu’ils profèrent ouvertement s’ils n’entrent pas en possession de leur bourse d’entretien. Ils ont fait savoir mercredi en marge d’une rencontre tenue dans l’enceinte de la dite ENI.  

Comme l’année dernière, les étudiants de l’ENI se disent dans l’obligation de descendre dans les rues pour avoir leurs bourses, ce près de six après la réouverture des classes.  Venus des quatre coins du pays, ils disent souffrir le martyr pour joindre les deux bouts. Mohamed Koulibaly, un d’entre eux explique la nécessité de la manifestation programmée : « Depuis le 2 novembre 2020, nous sommes là, sans primes ni accompagnement, nous souffrons trop ces derniers jours ». Poursuivant, il menace : « Les prochains jours, si on ne nous paie, on va arrêter les stages pratiques qu’on effectue dans les écoles et allons fermer les portes de l’école. C’est totalement incompréhensible de payer nos collègues de l’université et ne pas en faire de même pour nous ». Un traitement différencié qu’il assimile d’ailleurs à une « foutaise ». Mais annonce-t-il : « Nous allons chercher à mettre fin à cela ».

Selon Djenab Baldé, des démarches ont été menées en vain en direction notamment du directeur de l’ENI.  « Il nous a dit qu’il n’a rien sous ses mains », aurait répondu ce dernier.  Une réponse ne peuvent pas se satisfaire les étudiants, en proie à des problèmes qui nécessitent des réponses.  « Nous souffrons énormément, nous sommes fatigués et beaucoup d’entre-nous sont là sans parents », explique en effet Djenab. Qui sollicite en conséquence, une synergie d’action avec les étudiants des autres ENI du pays. C’est en effet le moyen pouvant aider à « sortir de cette situation ».

A la Direction de l’école, on est bien conscient des problèmes soulevés par les étudiants. Mais les responsables admettent volontiers que solutions ne sont pas à leur niveau. « Le circuit financier est lent du côté de Conakry et ils sont informés », explique le Directeur des études de l’ENI de Kankan. Il sollicite une certaine compréhension de la part des protestataires. « On a dit aux étudiants que l’argent n’est pas à notre disposition et que dès que nous l’aurons, nous le mettrons à leur disposition. Nous menons les démarches mais nous sommes sans suite ». Au-delà, il demande même aux étudiants de poursuivre le sacrifice qui, à l’en croire, pourrait leur ouvrir la porte à un bel avenir. « Nous invitons nos étudiants de continuer à serrer les ceintures pour un bel avenir », recommande Oumar Kaba.

En 2020 déjà, les étudiants avaient débrayé pendant près d’un mois à cause du même problème.

Michel Yaradouno kankan pour le djely.com 

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