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VIE ESTUDIANTINE : à la rencontre des étudiants de l’ISAV de Faranah

C’est par l’Ordonnance n°018/PRG/SGG du 12 avril 1990 que l’Institut supérieur agronomique et vétérinaire Valéry Giscard d’Estaing de Faranah (ISAV-VGE/F) a été créé en remplacement de l’Institut agro-zootechnique Valéry Giscard d’Estaing de Faranah (IAZ-VGE/F). Plus de trente ans après, il accueille des étudiants des quatre coins de la Guinée. Mais comme dans la plupart des institutions d’enseignement supérieur du pays, la vie n’est pas totalement rose au sein de cet institut.

Chaque année, ce sont des milliers d’étudiants qui étudient les sciences agronomiques et vétérinaires à l’ISAV de Faranah. Mais les apprenants sont confrontés à plusieurs difficultés liées à la situation socio-économique de cette région du centre de la Guinée. Cherté de la vie, manque de transport, frais de manuels élevés… les étudiants les difficultés ne manquent pas pour les étudiants.

« La vie estudiantine à Faranah rassemble des difficultés. Il n’y a trop à dépenser, tant pour manger que pour étudier. A cause d’un simple devoir, tu peux dépenser plus de 20 000 francs guinéens. Car tu es obligé de rendre beau le document avant de le rendre au professeur », explique Mohamed Touré, étudiant en Génie rural.

Sous le couvert de l’anonymat, cet étudiant regrette de s’être inscrit à l’ISAV de Faranah. « Si je savais, je n’allais pas venir ici. Cette ville est trop chère. Tu prends un taxi-moto d’un point à un autre, on te dit que c’est 3 000, 5000 voire plus. Si tu loges vers les sorties de la ville, tu paieras plus de 10 000 chaque jour afin de venir suivre les cours. Or, avoir un logement aux alentours de l’institut est aussi un combat très dur labeur », confie-t-il.

Souaré Makalé étudiante et activiste de la société civile locale confirme la cherté de la ville. Mais à la différence de la plupart des étudiants de l’institut, elle vit avec ses parents. « Grâce à mes parents, personnellement, je parviens à satisfaire mes besoins. Mais plusieurs de mes camarades souffrent énormément. Entre l’achat des documents et ce qu’ils doivent manger, vous allez trouver des étudiants qui passent plusieurs heures le ventre creux. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux font la conduite du taxi-moto, d’autres exercent des activités champêtres – beaucoup ont des potagers à Sambaya – pour pouvoir joindre les deux bouts », ajoute la jeune femme.

Michel Yaradouno, de retour de Faranah pour Ledjely.com

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