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CONAKRY/TRANSPORT URBAIN : les motos à trois roues de plus en plus populaires, malgré les risques

Ces dernières années de nouveaux véhicules de transport ont fait leur apparition dans les rues de Conakry, d’abord sur la Corniche Nord (Hamdallaye-Kipé-Lambanyi-Sonfonia) avant de s’étendre aux autres principaux axes routiers de la ville. Ces nouveaux véhicules, ce sont les motos à trois roues qui sont sur le point de devenir une vraie success story, favorisée par le fait que leurs usagers se déplacent plus rapidement dans les interminables bouchons de la capitale guinéenne.

Rencontrés dans les rues de Conakry, plusieurs d’entre eux ont accepté de partager les raisons qui les poussent à prendre ce moyen de déplacement qui demeure cependant controversé aux yeux de la population de façon générale. En effet, si ces trois roues donnent l’avantage de se déplacer plus vite dans les embouteillages, certains citoyens ne manquent pas de dénoncer les « mauvais comportements » de leurs conducteurs.

Trouvé au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, Aboubacar Kadé Camara confie les emprunter souvent pour se déplacer « plus vite qu’avant ».  « C’est tellement avantageux que les gens n’ont plus besoin d’emprunter les taxis (voitures). On préfère les tricycles, surtout à Lambanyi ici avec ses embouteillages interminables », explique-t-il.

Cependant, M. Camara ne minimise pas les mauvaises surprises que ces engins causent parfois dans la circulation. « Leurs conducteurs aiment trop doubler les voitures et les gros engins. Ils roulent au milieu des véhicules. Ce qui cause des accidents à certains moments », admet le jeune homme qui n’est toutefois pas prêt d’arrêter de les emprunter pour ses déplacements.

M’balia Cissé a aussi l’habitude de prendre ces trois roues. Croisée dans les mêmes sillages, elle trouve que ces véhicules rendent des bons services aux citoyens. Sans pour autant ménager certains de leurs conducteurs qui ont des « mauvais comportements ».  « Des fois il déconnent ! A Madina, au retour, ils refusent de prendre les gens. Parce que là-bas le soir il y a beaucoup de personnes qui sollicitent leurs services. Parfois, ils augmentent le prix du transport quand les gens sont véritablement dans le besoin de rentrer. Normalement, de Madina à Lambanyi, c’est 5 000 francs mais parfois on nous fait payer 10 000  pour ce trajet. Plus loin, jusqu’à Foula Madina, c’est parfois 17 000 GNF », dénonce-t-elle.

Du côté des conducteurs de ces tricycles, on retient plutôt les bons services qu’ils rendent aux usagers. « Nous avons une grande importance parce que nous satisfaisons les populations dans leur déplacement. Avant, vers 2014-2015 par exemple, pour quitter Lambanyi pour aller à Madina, il fallait se réveiller à 5 heures du matin pour s’arrêter au carrefour et chercher un taxi. Et ceux que 6 heures te trouvaient sur place, ils arrivaient à Madina vers les 11 heures. Mais depuis que les motos trois roues sont là pour faire le transport, les gens ne rencontrent plus ces genres de problème, surtout avec une légère différence de transport avec les voitures », répond Mamadou Samba Diallo, trouvé au carrefour de Lambanyi.

Ali Mohamed Nasterlin

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