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COMITE DE NORMALISATION : et si l’échéance n’a été que différer ?

Le Courrier de la Fifa a donc fini par arriver! L’Assemblée élective qui devait ce mardi 18 mai 2021 déboucher sur l’élection du nouveau bureau exécutif de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot) n’aura pas lieu. « La FIFA vous demande de surseoir à la tenue des élections du Comité Exécutif de la FGF lors de l’Assemblée Générale Ordinaire Elective du 18 mai 2021″, peut-on lire dans le courrier venu de l’instance internationale. Certes, dans le même courrier, le soin est laissé à la fédération guinéenne de football de convoquer de nouvelles élections, mais insiste-t-on: « en respectant scrupuleusement les dispositions applicables et en prenant également compte des éléments mentionnés dans notre lettre ». Cette dernière conditionnalité n’étant pas évidente à honorer dans le cas guinéen au stade actuel des choses, il convient d’envisager le Comité de normalisation avec une forte probabilité.

Deux facteurs pourraient empêcher la satisfaction des conditions exigées par la Fifa pour l’organisation de nouvelles élections. Le premier est relatif à la crédibilité des institutions ayant jusqu’ici piloté le processus électoral. En effet, il ressort du courrier que celles-ci à plusieurs égards se sont révélées défaillantes. Ainsi, pour ce qui est de la Commission électorale de la Féguifoot, la Fifa dit ne pas comprendre qu’elle n’ait pas pris en compte dans son analyse le fait « que M. Mamadou Antonio Souaré a été reconnu coupable de violation du Code d’éthique ». La Fifa fait également part de son étonnement au sujet de la validation de la seconde candidature d’Aboubacar Touré, alors même que celle-ci avait été jugée irrecevable par la Commission électorale de recours. L’instance internationale en est d’autant étonnée que, rappelle-t-elle : « Les décisions de la commission électorale de recours sont définitives ». « Nous ne comprenons pas sur quelle base le candidat en question s’est soudainement retrouvé sur la liste finale des candidats aux élections dans sa décision du 7 mai, d’autant que le Tribunal Arbitral du Sport (ci-après: TAS) ne s’est prononcé sur le cas que le 12 mai », écrit la Fifa. Une autre décision de la Commission électorale que la Fifa ne comprend pas, c’est celle du 29 avril 2021 relative à la « réouverture partielle de la candidature« . Aux yeux de la Fifa, elle « semble être dépourvue de base légale et va à l’encontre des dispositions règlementaires du Code électoral, en particulier les arts 11 al. 1, et 12 al. 1 et 2″. 

A l’égard de la Commission électorale de recours (CER), la Fifa a également un grief se rapportant à la décision d’invalidation de la candidature de Aboubacar Touré. En tout cas, peut-on lire dans le courrier qu’à l’appui de cette décision: « la Commission électorale de recours (…) ne semble pas avoir apporté de preuve concrète, dans sa décision 001 du 28 avril 2021, d’une violation du Code d’éthique de la FGF par M. Aboubacar Touré puisqu’aucune référence à une décision quelconque n’est mentionnée ».

Au regard de ce qui précède, la Commission électorale (CE) et la Commission électorale de recours (CER) sont normalement disqualifiées pour conduire le processus électoral.

Mais même si ces instances venaient à être recomposées ou qu’elles se remettaient en cause, on ne serait pas sorti d’affaire pour autant. En effet, il découle des manquements relevés par la Fifa que le candidat Aboubacar Touré n’aurait pas dû être recalé et que la réouverture de la candidature partielle qui en avait résulté n’était pas nécessairement fondée. Bref, que le candidat de l’Association sportive de Kaloum (ASK) aurait dû être le seul à briguer le poste de président de la Féguifoot. Il se trouve qu’eu égard aux tensions qui prévalent entre les camps, le retour à cette éventualité n’est pas à envisager avec réalisme. Ceux qui sont opposés non pas à Aboubacar Touré, mais à Salifou Camara Super V et Aboubacar Dinah Sampil qui sont ses parrains, ne l’admettront certainement pas. C’est dire que le comité de normalisation est inévitable.

Boubacar Sanso BARRY

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