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KANKAN : des femmes exigent la libération de Nanfo Ismaël Diaby, une autre avoue avoir « prié en maninka »

Alors que le délibéré dans le procès de Nanfo Ismaël Diaby est finalement renvoyé à ce mercredi 26 mai 2021, l’arrestation du prédicateur controversé divise la communauté réunie autour de l’écriture n’ko à Kankan. En effet, si les sages de l’écriture n’ko fustigent la pratique religieuse de Nanfo Ismaël Diaby, en détention depuis son arrestation le 13 mai dernier, les femmes promotrices de cet alphabet demandent, elles, la libération de leur collègue.

Une trentaine de femmes entourée de quelques hommes a exigé, dans une déclaration faite dans la soirée de ce lundi au quartier Kabada 2, la libération de Nanfo Ismaël Diaby. Pour ces femmes, le chroniqueur est victime d’abus de la part des autorités religieuses du pays. Elles dénoncent aussi ce qu’elles qualifient comme étant l’ingérence de l’Etat dans les affaires religieuses. « Notre souhait est que le juge dise le droit dans cette affaire. Car ce procès n’honore pas notre pays ! Dire le droit rétablira la confiance entre la justice et les justiciables. Nous dénonçons [également] l’ingérence de l’État dans les affaires religieuses et nous rappelons que l’État ne doit pas manquer à sa neutralité face à la pluralité des idéologies », a déclaré Saran Camara, la porte-parole de ces femmes.

« Moi-même, j’ai prié en maninka »

Face vif débat sur la possibilité ou non de prier dans une langue autre que l’arabe, une femme avoue prier en maninka, comme Nanfo Ismaël Diaby. Répondant aux sages de l’association du n’ko, elle a souligné que celui qui a inventé le n’ko n’a certes pas demandé aux gens de prier en maninka. « Mais dans le préambule du Coran qu’il a interprété, c’est écrit que Dieu entend toutes les langues », a déclaré sous couvert de l’anonymat une femme jointe au téléphone dans l’émission Pakissa, diffusée sur les antennes de la radio Djoma Kankan. Et de faire un aveux : « Moi-même, j’ai prié en maninka le jour de la fête du ramadan dans mon quartier. Car dans la langue maninka, je me sens mieux. Et depuis belle lurette, je prie dans cette langue ».

Michel Yaradouno, Kankan pour Ledjely.com

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