Ledjely.com
Accueil » DESTRUCTION DE L’ENVIRONNEMENT : indigné, Oyé Guilavogui promet des actions fortes
Actualités Environnement Guinée Mines

DESTRUCTION DE L’ENVIRONNEMENT : indigné, Oyé Guilavogui promet des actions fortes

En Guinée, l’exploitation minière grandissante – artisanale et industrielle – avec pour corolaire la déforestation est l’un des facteurs qui contribue fortement à la destruction de l’environnement. Dans l’émission ‘On refait le monde‘, diffusée sur les antennes de Djoma Média, mardi dernier, le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts s’est dit indigné de l’agression ‘sauvage’ de l’environnement, et a exposé la nouvelle politique de l’État guinéen pour mettre un terme à ce fléau.

Au cours de cet entretien, Oyé Guilavogui a dénoncé le non-respect du contenu des cahiers de charges auxquels toutes les sociétés minières sont invitées à mettre en application, conformément au respect des codes de l’environnement, des mines, entre autres. « Une fois les sociétés minières sont installées, elles ne respectent plus le contenu local », a-t-il dénoncé.

Pour le ministre, l’une des conséquences de cette explosion des activités minières est la destruction des fleuves, comme Kinkon à Pita dans la région de la Moyenne-Guinée, à Siguiri en Haute-Guinée, où l’exploitation artisanale de l’or est très rependue, ou encore à Boké en Basse-Guinée. « A Boké par exemple, il n’y a plus rien là-bas ! Ce que j’ai vu de mes yeux est inadmissible. À Siguiri également, il n’y a pratiquement plus d’eau potable. Du côté de Pita, le barrage de Kinkon est totalement ensablé », s’est indigné le ministre.

L’exploitation minière n’est pas le seul facteur que dénonce le ministre. Il évoque également le cas de la zone spéciale de Conakry, où l’occupation de certaines zones de la capitale guinéenne en est aussi un des facteurs de dégradation de l’environnement. Mais, sauf que là, l’ancien ministre des Transports impute la responsabilité aux autorités locales.

Prenant l’exemple sur la mangrove se situant derrière la piste de l’aéroport international de Conakry, le ministre a confié : « Lorsque nous sommes allés sur le terrain, nous avons constaté qu’aucun ministère n’avait ordonné l’occupation des lieux. Par contre, [les occupants] avaient tous une autorisation venant de la [mairie] de la commune [de Matoto] ».

Au nombre des nouvelles dispositions que son département envisage de mettre en application, on peut noter : la ré-étude de la politique de concession minière et les budgets alloués par les sociétés minières pour la réparation des sols… « C’est pour cela que nous devons d’abord revoir la politique de concession minière, sinon l’environnent risque d’être de plus en plus agressé. Il faut aussi revoir les budgets alloués par les sociétés minières pour la réparation des sols parce qu’ils sont trop faibles. Donc, il faudra que nous travaillions sur ces aspects », a indiqué Oyé Guilavogui.

Concernant les cours d’eau, le patron du département de l’Environnement, des Eaux et Forêts ambitionne « un reboisement total des berges au niveau des fleuves et le dragage des fleuves ensablés ».

Au regard de la situation, si rien n’est fait, c’est un réseau hydrographique très dense de près de 1 165 cours d’eau (selon un récemment de la Direction nationale de l’Hydraulique, effectué en 2012) qui risque de disparaitre.

Ibrahima Kindi Barry

Articles Similaires

« Je n’ai pas accepté l’achat de conscience », assure Ibrahima Aminata Diallo, président sortant de la PJDD

LEDJELY.COM

SENEGAL : le président Macky Sall est-il en campagne électorale avant l’heure ?

LEDJELY.COM

KOUROUSSA : l’école primaire du district de Kato manque d’infrastructures

LEDJELY.COM

La préfecture de Coyah adopte son budget prévisionnel de l’année 2021

LEDJELY.COM

SPPG : Sékou Jamal Pendessa et son équipe prennent fonctions

LEDJELY.COM

KINDIA : à dix ans, il “noie” sa demi-nièce de deux ans…

LEDJELY.COM
Chargement....