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GUINEE : des collectivités locales en manque de receveurs (comptable public)

Pour développer les différentes collectivités du pays, le gouvernement a mis en place des instruments comme le FODEL ou encore l’ANAFIC. Cependant les efforts du gouvernement risquent d’être entamés à cause de l’absence des receveurs dans les collectivités locales. D’autant que ces receveurs ont un rôle important dans la gestion des budgets au niveau local.

En marge de l’atelier de formation des journalistes sur la décentralisation et le développement local financé par l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), la question sur le manque des receveurs dans plusieurs collectivités locales, notamment en Haute Guinée a été évoquée. Ce manquement peut compromettre la transparence dans la gestion de ces budgets de participation et pourrait conduire à des détournements.

Interrogé sur cette question, Sékou Hawa Touré, responsable stratégique de L’ANAFIC a apporté des précisions sur cette insuffisance dont il impute la responsabilité aux maires et aux conseillers des collectivités locales. « Aujourd’hui, il n’y a que 128 receveurs sur 304 collectivités locales ». Sauf que les élus locaux, quant à eux, ont bien leur explication à eux. « Le budget annuel, ça ne dépassait même pas 10 millions, maintenant vous allez prendre un agent de l’Etat à qui vous devrez payer 1.500.000 par exemple, vous multipliez par les 12 mois de l’année, ça dépasse déjà le budget annuel de la collectivité. Donc vous n’allez pas payer 20.000.000 à un agent pour venir gérer 10.000.000. C’est ce qu’ils (les conseillers communaux) donnaient comme argument », rapporte en effet Sekou Hawa Touré.

Et pourtant, selon ce responsable de l’ANAFIC, les fonds alloués aux collectivités locales et déployés notamment par son agence sont d’environ 1 milliard par collectivité et par an. Une contradiction qui en soi est révélatrice du défi à relever en matière de transparence dans la gestion des ressources au niveau local : « Imaginez quelqu’un qui gère 7 ou 8 collectivités… Donc il ne peut aller dans certaines collectivités qu’une fois tous les trois mois et les risques de détournement sont là », explique-t-il M. Touré, avant de noter qu’en 2009, des jeunes receveurs avaient été mutés dans toutes les communes. « Mais ils ne sont pas partis. Ils sont allés prendre fonction et après, ils ont quitté parce qu’il n’y a pas d’argent », conclut Sekou Hawa Touré

Ali Mohamed Nasterlin

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