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REPRISE DE GUINÉE GAMES PAR LA LONAGUI : salariés et parieurs inquiets de la nouvelle gestion

Dans un courrier datant du 21 juin dernier, la Loterie nationale de Guinée (Lonagui) a annoncé la cessation de la concession d’exploitation de la société Guinée Games, arrivée à échéance le 19 avril 2021. Interprétée comme une fermeture de la société de jeux de hasard et de paris sportifs, cette décision a donné lieu à de nombreuses rumeurs qui ont pour conséquences entre autres la crainte de licenciements mais aussi la possible disparition du pari.

Si dans un autre courrier, datant du 24 juin, la LONAGUI a rassuré « les salariés et l’ensemble du réseau commercial (revendeurs et prestataires) de son engagement à leur transfert au compte de la LONAGUI avec le maintien de leurs avantages acquis », l’incertitude demeure chez les parieurs et les travailleurs de la désormais feue Guinée Games. « Nous avons appris cette information avec beaucoup de tristesse. Certains cadres en veulent à notre patron à cause de son engagement pour l’adoption de la nouvelle constitution. Sinon, je ne peux pas comprendre qu’une société qui emploie plus de 20 000 personnes directement et a plus de cinq milliards de gains partagés par semaine, qu’on puisse résilier le contrat de la manière brusque comme ça », estime un responsable de la société, rencontré à l’agence Guinée Games de Kaloum.

Présent dans une vingtaine de pays, Groupe Business Marketing (GBM), la société mère de Guinée Games, employait en 2016 17 000 personnes de façon directe, selon ce responsable.

Pour Oumar Bah, acteur informel de Guinée Games, il n’est pas possible de continuer de travailler sous la houlette de la Lonagui. « Quand tu gères un kiosque pendant une semaine, si c’est pour Antonio, lui, il va te donner. La manière que tu vends, c’est comme ça qu’on va te payer. Par semaine des fois, je gagne un million. Des fois, je gagne 900 000 francs guinéens », explique-t-il pour justifier son refus de continuer sous le label de la Lonagui.

Élève, ce jeune garçon qui partage la gérance de son kiosque avec un ami n’approuve pas la récupération de la gestion de la société par l’État. Il estime qu’il pourrait y avoir des soucis, surtout par rapport à la gestion des rentrées d’argent avec les kiosquiers.

Un avis que partage Mamadou Alpha Diallo, parieur. « Je n’ai pas confiance en la gestion de l’État. L’État n’a qu’à laisser Guinée Games avec Antonio. Antonio travaille et paie ses taxes. Je ne veux pas que l’État reprenne Guinée Games et travaille pour lui-même. Je veux qu’il laisse la société avec Antonio », souhaite-t-il.

En août 2019, la Lonagui avait déjà récupéré l’exploitation du Pari mutuel urbain (PMU) des mains de WINIYA SARL, une société de droit privé. Mais sa gestion a été quelques fois décriée par des travailleurs de la société de pari le 10 janvier 2020, après quelques mois d’exercice. Une situation que ne comptent pas vivre les travailleurs de Guinée Games qui s’attendent à un retour à la normale dans la gestion de la société.

Elisabeth Zézé Guilavogui

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