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“Le régime forcé dans le panier de la ménagère : les prix de la colère !”

De coutume en Afrique, la richesse et le bien-être dans les ménages se justifiaient par des membres de la famille ventripotents ; sans nul doute synonyme d’une très bonne alimentation.

Le régime forcé dans les ménages africains impose une nouvelle tendance aux formes disquettes, d’ailleurs on ne parle que de ça dans les rues africaines de Dakar à Pretoria, de Nairobi à Khartoum la cherté de la vie.

La viande, le pain, les céréales, l’huile, le poisson, le lait, le coût du logement, du carburantde l’eau, de l’électricité qui vous abandonne sans sommation à la maisonau bureau, à l’école et même en pleine circulation sur nos boulevards, tous sans pitié électrocutent le porte – feuille familial.

L’équation est simple : commerçants qui imposent des prinon contrôlés + État qui multiplie les taxes  =  marmite vide pour les ménages.

Une inflation galopante qui crée une meute d’affamés chez les plus pauvres et oblige les autres à être des végétariens : sous-nutrition à l’horizon !

Mais quelles sont les réponses de l’État ?

Face à la pression de la rue, l’État prône des solutions en détaxanten baissant la TVA ou les droits de douanes sur les produits  manufacturésen plafonnant ou en réajustant les prix de certaines denrées en créant des comités ou commissions Deloitte contre la vie chère, en votant des lois pour réduire la spéculation. Même si l’État est dans son rôle, soyons réalistes !

Prises dans l’urgence pour parer la colère de la rue, ces solutions ne sont pas accompagnées d’une certaine autorité avec des sanctions strictes ciblées, elles sont court-termistes et apaisent les cœurs le temps d’un dîner copieux.

Pour paraphraser C. BETHELEME « si l’on cesse de compter, c’est la peine des hommes que l’on oublie ».

La vraie question reste à savoir, que faire ?

À moyen terme, les mesures prises par consensus avec les commerçants doivent être soutenues par des mesures de coercitions strictes dont le contrôle sera assuré par une brigade mixte économique ; l’État devrait aussi repenser son modèle de subvention ou son modèle  d’approvisionnement sur les denrées de premières nécessités.

Les plans ou politiques en vue d’une autosuffisance alimentaire en Afrique sont en sommeil dans les placards. On se demande si le problème ne se situe pas au niveau de la volonté politique.

La seule solution sur le long terme sera la mise en œuvre d’une politique de soutien à l’agriculture et la production locale et en actionnant les politiques d’autosuffisance alimentaire.  

Pour oublier certaines souffrances, l’odeur qui se dégage des marmites doit sentir autre chose que le chou-fleur pour susciter un brin d’espoir et de bonheur.

​​​​​​​​Tall Madina

Tall Madina, analyste politique et géostratégique éditorialiste et écrivaine. Présidente du mouvement Nouvel Afrique – Nouvelle génération, diplômée en études Stratégiques, Sécurité et Politique de Défense,  Relations Internationales et Diplomatie

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