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ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET SUPÉRIEUR : des experts sénégalais en Guinée pour l’évaluation de trois programmes

L’Agence nationale d’assurance qualité (ANAQ) dans l’enseignement poursuit sa deuxième campagne nationale d’évaluation des établissements d’enseignement supérieur et techniques de niveau baccalauréat. Pour cette année 2021, ce sont 71 programmes issus de 11 établissements qui sont entrain d’être évalués depuis le 21 juin dernier, contre 80 programmes en 2020 et 11 programmes lors de la phase pilote en 2019, en vue d’obtenir ou non une accréditation. Objectif, évaluer le niveau de qualification des 800 programmes dénombrés dans le pays.

Et pour clôturer cette campagne, trois programmes issus de différentes universités privées ont été évalués ces 6 et 7 juillet 2021 par des experts en provenance du Sénégal. Il s’agit de la faculté de médecine de l’Université Koffi Annan de Guinée, le département des Mines et Géologie de l’Université Mahatma Ghandi, ainsi que le département Méthodes informations appliquées à la gestion d’entreprises (MIAGE) de l’Université la Source tous sis à Conakry, dans la commune de Ratoma. « Quand il y a une évaluation, on fait un appel à candidatures, il y a des experts nationaux tout comme étrangers qui candidatent, mais Il se trouve que pour certains programmes soit il y a manque d’experts nationaux, ou bien ces derniers ont des intérêts (liens professionnels, ndlr) avec les établissements concernés, d’où la présence de ces formateurs en provenance du Sénégal », a expliqué Aboubacar Camara, chargé de communication de l’ANAQ.

Durant la première journée, une équipe de 3 personnes composée d’un cadre de l’ANAQ et deux des experts se sont entretenus avec des membres de la direction, du corps professoral, de l’administration ainsi que des étudiants de la faculté de médecine de l’UKAG. Des échanges au cours desquels ils se sont rendus à la pédiatre de l’Institut de nutrition et de santé de l’enfant (INSE), sis à Donka, ainsi qu’au CHU d’Ignace Deen à Kaloum pour interroger les coordonnateurs des stages des étudiants de l’Université sur « la qualité » ainsi que « les responsabilités dans l’encadrement », relate Pr N’diaye Oumane, chef service pediatrie de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. « On doit faire des efforts par rapport aux outils de stages, parce-qu’on a pas encore stabilisés les cahiers de stages, or ça doit être harmonisés pour toutes les universités, puisque tous ceux qui font la formation de médecine se retrouvent dans ces institutions hospitalières. Que ça soit dans le public ou le privé, nous savons qu’il faut former les mêmes types de médecins avec les mêmes compétences », a-t-il ajouté, soulignant par ailleurs l’absence d’un plan stratégique adéquat, mais aussi la faible proportion du personnel permanent qui se chiffre à 8%. « C’est pour toutes les universités, mais je pense qu’une grosse université telle que Koffi doit faire un effort pour obtenir un ratio de personnels permanents par rapport aux étudiants qui soit assez honorable », renchérit-il.

Le process est presque le même partout. Ce 07 juillet 2021, deux équipes de la même ossature était parallèlement dans les deux autres universités. Du côté de l’Université Mahatma Ghandi sis à Lambanyi, à l’issu des échanges avec les différentes parties prenantes, le duo d’experts a prodigué des conseils quant à certains obstacles soulevés par des enseignants, notamment l’absence d’un laboratoire. « Dans les livres c’est déterminé comment les minerais se présentent sous microscope, donc ce sont des notions que vous pouvez intégrer dans la formation des étudiants en attendant d’avoir un laboratoire », a rappelé Dr Oumar Barou Kaba.

Ainsi, après l’évaluation des 7 domaines et leurs standards contenus dans le rapport d’auto-évaluation initialement soumis aux établissements concernés par l’ANAQ, un compte rendu sera fait aux autorités, à l’issu duquel un pré-rapport sera établi. « Il y a des questions qui vont être soulevées, epuis les établissements concernés vont répondre sur des choses pour apporter plus de précisions. C’est après que le rapport définitif va être fait et valider par l’ANAQ de la Guinée », explique Pr N’diaye Oumane, pédiatre, « car, insiste-t-il, l’objectif c’est de permettre aux institutions de s’améliorer ».

Toute chose qu’admet les responsables des établissements concernés. « Lorsqu’on travaille seul, il y a des choses qui peuvent nous échapper, on croyait qu’on évoluait très bien, mais ils nous ont demandé beaucoup de choses qui nous ont fait comprendre qu’on a besoin d’amélioration sur un certain nombre de points sur lesquels ils ont attiré notre attention », témoigne Pr Lansana Mady Camara, doyen de la faculté de médecine de l’UKAG.

Chaque programme est soumis au paiement des frais de dossiers de demande d’accréditation non remboursables qui s’élèvent à quinze millions de francs guinéens. Pour cette année, seule la région de N’Zérékoré n’a pas soumis un programme à certifier. Ce, après une première tentative vaine de la seule université de la région de la Guinée forestière.

Hawa Bah

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