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DANSA KOUROUMA : « l’Etat a l’obligation de mettre de l’ordre dans le secteur du transport public »

Les conducteurs de taxis ont décidé de ne pas travailler depuis ce lundi 9 août 2021. A travers cette cessation de leur activité, ils veulent contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision fixant le prix du tronçon à 1 500 GNF malgré l’augmentation du prix du carburant dont le litre est passé de 9 000 à 11 000 GNF depuis le mercredi 4 août.

Conséquences de cette grogne, plusieurs citoyens ne parviennent pas à rallier leurs lieux de travail, des malades manquent des rendez-vous etc. Joint au téléphone par notre rédaction ce lundi 9 août 2021, Dr Dansa kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) a donné son point de vue sur ce bras de fer qui oppose les transporteurs au gouvernement. Il a aussi dénoncé l’absence d’un service de transport public efficace.

C’est le maintien du prix du tronçon à 1.500 francs qui passe mal chez les conducteurs. Dansa Kourouma estime que l’Etat n’est pas en position de force d’autant plus qu’il ne couvre même pas les 15% du besoin dans le secteur du transport. « L’Etat n’a pas de parcs, de flotte de transport public qui peut même couvrir 15% du besoin. Plus de 80% est satisfait par le particulier ou par le privé. Alors comment l’État peut imposer des mesures d’accompagnement vraiment quand lui-même, il sait qu’il n’a pas les possibilités de combler les déficits au cas où il y a débrayage. C’est une solution qui ne tient pas la route », indique-t-il, avant de recommander à l’État d’investir dans le transport public pour, dit-il, « la crédibilité de notre pays. Aujourd’hui, ce qui se passe en Guinée ne peut pas se passer au Sénégal parce qu’il y des bus, des taxis qui peuvent suffisamment assurer le transport. Donc avant de tomber sur les particuliers à bras raccourcis, moi je pense que l’État a une obligation, celle de mettre de l’ordre dans le secteur du transport public ».

Pour le président du CNOSCG, il y a trois raisons qui peuvent amener ces transporteurs à aller en grève. « Soit leurs mandants n’ont pas été à l’écoute des mandataires, c’est à dire, les responsables des centrales n’ont pas suffisamment consulté les transporteurs avant de signer l’accord avec le gouvernement, la deuxième raison, c’est parce qu’il y a une question de responsabilité. L’indiscipline étant caractérielle, il est très difficile de faire accepter aux transporteurs les conventions qui sont librement consenties par les personnes qui les représentent parce que chacun fixe ce qu’il veut. La troisième raison, il peut s’agir d’une manipulation tout simplement. Mais en tout état de cause, avec le niveau de suivi de cette grève, ça confirme tout simplement que les mesures d’accompagnement proposées étaient insuffisantes, faibles face au contexte…».

Aliou Nasterlin

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