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CRIMES CONTRE LES JOURNALISTES : des confrères invitent à garantir la liberté de la presse en Guinée

Le 2 novembre dernier, l’humanité a célébré la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. En Guinée, cela coïncide avec l’arrivée de la junte du CNRD à la tête du pays, à la suite du coup d’Etat qui a renversé le président Alpha Condé. Et justement, c’est à ces nouvelles autorités et aux patrons de presse que les confrères et consœurs que la rédaction de Ledjely.com a interrogés à l’occasion, s’adressent. D’une part, ils sollicitent du colonel Doumbouya et de ses camarades qu’ils mettent fin à la marginalisation de fait dont est victime la presse privée dans la couverture des événements officiels. D’autre part, ils invitent les nouvelles autorités à se démarquer du pouvoir déchu, sous le règne duquel, les journalistes ont été parfois violentés. Même qu’un d’entre eux – Mohamed Koula Diallo – a été assassiné.  Nos confrères souhaiteraient que la lumière soit faite sur un certain nombre de ces événements de sinistre mémoire pour la presse nationale. Quant aux patrons de presse, il leur est demandé de garantir un minimum de conditions de travail pour leurs employés.  

Hassatou Lamarana Bah, journaliste et directrice de publication du site actualitefeminine.com, invite l’Etat à « assurer la protection des journalistes, garantir l’accès à l’information dans les administrations étatiques, à permettre aux journalistes de travailler aisément en respectant l’éthique et la déontologie du métier sans aucune contrainte, ni menace ». Mais elle a aussi un message à destination des patrons de médias, des organisations de presse, de la HAC et du syndicat des journalistes. C’est celui de « veiller strictement au respect des droits et devoirs des journalistes, d’assurer le service minimum pour un rendement optimal et de créer un climat de paix et de convivialité dans la corporation ».

Dansa Camara, journaliste chez nos confrères du site Guinee360.com, insiste, lui, sur la méfiance que les nouvelles autorités semblent avoir à l’égard de la presse privée. « Les médias privés font face à des difficultés lors de la couverture des évènements du CNRD », dénonce-t-il. Et, préconise-t-il, il faut y faire face de toute urgence. « C’est le moment de prendre toutes les dispositions par le président de la transition et les responsables de régulation des médias (HAC), sans oublier le ministère de l’information et de la communication, afin de permettre aux journalistes de faire leur travail aisément et dans la transparence », plaide ce confrère.

Pour sa part, Aminata Pilimini Diallo, journaliste fondatrice du site Actu-elles.info, rappelle tout d’abord que les journalistes ont longtemps subi en Guinée. Et elle souhaiterait que le renouveau que promet le CNRD prenne aussi en compte le secteur de la presse. Elle prie en particulier pour que le pouvoir du CNRD soit un « pouvoir du 21ème siècle, qui rôle important des médias ». Par ailleurs, dit-elle : « On a eu des journalistes tués, certains disparus, d’autres mort sans qu’on ne sache ce qui s’est passé. On a eu des journalistes enfermés, d’autres exilés. Notre souhait est que tout cela cesse et que la junte soit cette junte là qu’on est en train de voir, une junte exemplaire, qui donne accès à tous les médias ». Aux responsables de médias, elle a enjoint de former les journalistes de façon à ce qu’ils fassent bien leur travail et qu’ils paient bien les journalistes.

Enfin, Mamadou Lamine Baldé, journaliste spécialisé en Développement durable, appelle les autorités à se conformer à la loi organique L002 relative à la liberté de la presse. Et s’il invoque précisément cette loi, c’est parce qu’à ses yeux, cette dernière n’a pas toujours été respectée sous le magistère d’Alpha Condé. « On se souvient encore des évènements qu’il y a eu sous Alpha, des journalistes bastonnés, des caméras gâtées et jusque-là, les dossiers n’ont pas avancé dans les tribunaux. Il y en a qui ont perdu la vie durant l’exercice de leur métier. Je pense à Mohamed Koula Diallo ». Soulignant que le présumé auteur de l’assassinat du journaliste de Guinee7.com n’a pas encore été identifié, il appelle à en finir avec les violations de la liberté de la presse.  « Il faut qu’on dise stop, qu’on applique la loi, qu’on travaille pour une presse plus libre et plus protégée », revendique-t-il, avec une pointe d’énergie.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

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