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A la rencontre d’Ismaël Barry, rotinier basé à Nongo

Les meubles à base de rotin sont de plus en plus présents dans nos vies. Ils participent du décor de nos maisons et de nos espaces publics dont les restaurants. Le rotin est notamment présent dans les chaises, les canapés, les fauteuils ou autres bibliothèques. Pour autant, les artisans qui sont à la base de tous ces meubles se plaignent du peu d’appui qu’ils reçoivent de l’Etat. Alors qu’ils aident à créer de l’emploi et promouvoir le savoir-faire guinéen.

Entre Ismaël Barry dont l’atelier est situé à Nongo, et le rotin, les liens ne datent pas d’hier. C’est en effet en 1991 qu’il a intégré l’atelier dans lequel il appris à façonner cette plante pour en faire des meubles. Et en 2003, il ouvrait son propre atelier. Près de 20 ans après, il s’évertue, à son tour, à transmettre le métier à la nouvelle génération. « J’ai formé beaucoup de jeunes ici. Certains sont toujours avec moi », confie-t-il à la rédaction de Ledjely.com. Il s’empresse d’ajouter : « Avec ce travail, on peut nourrir sa famille. Même si actuellement les clients se font rares ».

Si la crise consécutive à la pandémie de Covid-19 est de beaucoup dans la morosité dont se plaint Ismaël Barry, il note néanmoins que de générale, les artisans guinéens sont plutôt négligés par les autorités. « Nous avons un gros problème de financement.  Je parle avec beaucoup d’amis artisans et nous avons tous le même souci. Nous voulons développer nos travaux, faire mieux, mais nous n’avons pas de soutien. Il faut que le gouvernement trouve une stratégie pour soutenir les artisans, surtout les particuliers », implore Ismaël Barry

Abdoulaye Bangoura fait justement partie de la première vague d’apprentis que maître Barry a formés. Il ne regrette pas un seul instant de s’être orienter vers le métier de rotinier. C’est en 2004, alors qu’il faisait la 10ème année, qu’il a croisé la route de ce dernier. Dans un premier temps, il quittait l’école pour venir à l’atelier. Puis, le rotin a fini par l’emporter. « Aujourd’hui, je ne regrette pas d’être rotinier. C’est un travail que tu peux faire jusqu’à la vieillesse », souligne-t-il.

Asmaou Diallo

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