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Pour Mamadou Sylla, la CRIEF n’est pas compétente à juger le dossier de sa société, Futurelec Holding

Vendredi dernier, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé de possibles poursuites devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) de plusieurs dossiers susceptibles de constituer des détournements de fonds publics ou de corruption. Parmi les entreprises citées par Charles Wright, la société Futurelec Holding y figure.

Invité ce mardi 25 janvier 2022 de l’émission On refait le monde, diffusée sur les antennes de Djoma Médias, son propriétaire s’est exprimé sur cette affaire. Si Mamadou Sylla trouve bonne l’idée de créer la CRIEF, car — estime-t-il — cette démarche va permettre de coincer les fonctionnaires qui ont détourné les deniers publics ainsi que les entreprises privées qui s’y sont associées, l’ancien député demande à ce que les actions de cette cour spéciale soient accentuées, en premier lieu, sur les fonctionnaires. Parce que, selon lui, « pour quelqu’un qui a prêté serment, il ne doit pas se laisser corrompre par une autre personne, s’il est de bonne foi ».

S’agissant de la société Futurelec Holding dont il est le propriétaire, l’homme d’affaires guinéen converti en leader politique a rappelé que ce n’est pas nouveau qu’elle soit mentionnée par les autorités judiciaires. Selon lui, ce dossier a été audité au moins neuf fois, sans qu’un résultat incriminant sa société ne soit trouvé. « Ça a été dit au temps de Lansana Conté, d’Alpha Condé, du CNDD, maintenant au temps du CNRD. Est-ce qu’on peut en finir maintenant ? », s’est-il interrogé, visiblement agacé par la récente sortie du procureur Charles Wright.

Mamadou Sylla dénonce le fait que le nom de son entreprise apparaisse dans ce dossier. « Je ne suis pas un promu de l’État », clame-t-il. Pour lui, la société Futurelec Holding a collaboré avec l’État à une période en tant que client qui fournissait des services. D’après lui, c’est un tribunal civil ou un audit civil indépendant qui devrait se saisir du dossier en cas de problème. « Ce sont ceux qui ont la direction des deniers publics que l’État peut poursuivre », pas les hommes d’affaires.

Le président de l’Union démocratique de Guinée (UDG) dit détenir des documents dûment faits et signés par le président de la République et son secrétaire général ainsi que le ministre des Finances, pendant que sa société collaborait avec l’État guinéen, pour se défendre de toute accusation. « Et puis j’ai livré [les commandes] même avant qu’on me paie, parce que l’État n’avait pas d’argent. Pourquoi ils ne refusaient pas, si le prix était cher ? », s’est-il défendu.

Aliou Nasterlin

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