Les épreuves du concours de recrutement de 6 000 enseignants ont démarré ce samedi 17 octobre 2026 à Mamou. C’est au lycée Amical Cabral de Mamou que les autorités ont donné le coup d’envoi du concours de recrutement de 6 000 enseignants, session 2026.
Pour marquer le lancement de cette opération, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a effectué le déplacement en compagnie de la ministre chargée de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ainsi que de la secrétaire générale du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.
Après le démarrage des épreuves, la délégation gouvernementale a poursuivi sa visite dans deux autres établissements de la ville : le lycée-collège Aboubacar Doukouré et l’école primaire Boubacar Biro. Cette tournée avait pour objectif de vérifier l’application des mesures prévues pour assurer le bon déroulement des compositions. Sur place, le lancement s’est déroulé dans une atmosphère calme, en présence des autorités administratives et militaires.
Prenant la parole, la ministre en charge de l’Éducation nationale a inscrit cette campagne de recrutement dans une perspective à long terme. Selon elle, les efforts de l’État ne se limiteront pas à la session en cours, mais se poursuivront au fil des prochaines années pour renforcer les effectifs enseignants dans les écoles du pays.
« Nous allons continuer les années suivantes, notamment en 2027, 2028 et 2029, afin de disposer d’un vivier d’enseignants et d’enseignantes capables d’assurer les cours dans nos salles de classe. L’objectif est qu’aucun enfant ne se retrouve dans une salle de classe sans enseignant », a-t-elle déclaré.

La ministre a néanmoins insisté sur une réalité incontournable : le nombre de places disponibles demeure limité, même si les candidats sont nombreux à satisfaire aux exigences des épreuves. Seuls les profils correspondant aux postes ouverts pourront être retenus au terme du processus.
« Un concours n’étant pas un examen, il repose sur un seuil. Quel que soit le nombre de candidats qui réussissent les épreuves, nous n’avons que 6 000 postes à pourvoir cette année », a-t-elle précisé.
Entre renforcement des effectifs dans les établissements scolaires et sélection des futurs agents de l’État, cette session constitue une étape importante pour les candidats en quête d’intégration dans la Fonction publique et pour les autorités qui souhaitent améliorer la disponibilité des enseignants dans les salles de classe.
Balla Yombouno


