La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Confédération des États du Sahel (AES) ont tenu, ce samedi 17 octobre 2026, à Dakar, la première session ministérielle de leur dialogue sur la coopération. La Guinée a pris part à cette rencontre à travers son ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, dans une démarche visant à poser les bases d’une coopération entre les deux organisations. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de reprise du dialogue entre les deux organisations, avec l’implication du médiateur en chef, l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté.
Les relations entre la CEDEAO et l’AES franchissent une nouvelle étape avec cette rencontre ministérielle organisée dans la capitale sénégalaise. L’objectif affiché est d’établir un cadre de dialogue et de coopération entre les deux blocs, dans un contexte régional marqué par des évolutions politiques et institutionnelles importantes.
La délégation de la CEDEAO était conduite par Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, également président du Conseil des ministres de l’organisation. Celle de l’AES était dirigée par Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre burkinabè des Affaires étrangères et président du Comité ministériel de pilotage de la Confédération.
La présence de Morissanda Kouyaté à cette rencontre inscrit également la Guinée dans les échanges autour de l’avenir des relations entre les deux organisations régionales.
Dans leur communiqué conjoint, les deux parties se sont félicitées de « l’esprit de fraternité, de respect mutuel et d’ouverture » ayant marqué leurs discussions. Elles ont également rappelé les liens historiques, socioculturels et économiques qui unissent les peuples ouest-africains.
Les participants ont convenu que leurs relations devraient reposer sur les principes de bon voisinage, de respect de la souveraineté, de dignité et de bien-être des populations.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des consultations tenues le 22 mai 2025 à Bamako, au Mali. A Dakar, les discussions ont permis d’aborder des domaines d’intérêt commun susceptibles de structurer les prochaines étapes du dialogue.
Les deux organisations ont ainsi réaffirmé leur volonté de parvenir à un « cadre de coopération équilibré, réaliste et qui préserve les intérêts de leurs peuples ».
Des groupes de travail annoncés
Pour traduire cette volonté en actions concrètes, la CEDEAO et l’AES ont convenu de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints. Ceux-ci seront chargés de mener les discussions techniques en vue de l’élaboration d’un accord-cadre de coopération entre les deux organisations.
Les résultats de ces travaux seront soumis à l’appréciation des ministres lors de leur prochaine session. La date et le lieu de cette réunion seront fixés ultérieurement, par voie diplomatique.
Les deux parties ont enfin exprimé leur gratitude au président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, ainsi qu’au gouvernement et au peuple sénégalais pour leur hospitalité.
Au-delà des déclarations d’intention, cette première session ministérielle ouvre une nouvelle séquence de discussions entre la CEDEAO et l’AES. La concrétisation de cette initiative dépendra désormais des travaux techniques annoncés et de la capacité des deux organisations à traduire leurs engagements en mécanismes de coopération durables.
Ledjely.com


