Nouveau succès judiciaire pour Sékou Kaké. Le jeudi 15 octobre dernier, la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) lui a donné raison, ainsi qu’à sa société SOGEFEL SARL, en ordonnant la restitution de plusieurs immeubles qu’ils réclamaient. La décision est tombée à la fin du procès en appel de l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané.
Les biens en question, situés à Almamya, à Nongo, à Lambanyi et dans le quartier Cameroun, avaient d’abord été rattachés au patrimoine de Dr Mohamed Diané. Après la condamnation de ce dernier par la chambre de jugement de la CRIEF, le 18 décembre 2024, l’Etat guinéen les avait confisqués. Sékou Kaké, conscient qu’il en est leur véritable propriétaire, avait alors saisi la justice, par l’entremise de ses avocats, pour les récupérer. La Chambre des appels vient de lui donner satisfaction en retirant ces immeubles de la confiscation.
D’autres personnes ont obtenu gain de cause dans la même décision : Aboubacar Aïssata Diallo, Mamadi Doumbouya et la société Diaouné et Frères voient eux aussi leurs biens épargnés par la mesure.
Cette décision fait suite à une autre issue favorable, quelques mois plus tôt. Le 30 juillet, la même juridiction, alors dirigée par le juge Francis Kova Zoumanigui, avait acquitté Sékou Kaké. Il devait répondre de blanchiment aggravé de capitaux et d’association de malfaiteurs, des accusations liées aux démarches qu’il avait entreprises pour retrouver ces immeubles.
A l’audience, plusieurs témoins, parmi lesquels Moustapha Naïté et un représentant de la Banque Populaire Maroco-Guinéenne, avaient certifié que les opérations d’acquisition des biens revendiqués par l’entrepreneur s’étaient déroulées dans les règles.
En quelques mois, Sékou Kaké a donc été lavé des poursuites pénales qui le visaient, puis rétabli dans ses droits sur les immeubles qu’il réclamait.
Ledjely


