Le gouvernement guinéen annonce un programme d’investissement de plus de 600 millions d’euros destiné à renforcer l’accès à l’eau potable à travers le pays. Le projet prévoit notamment la réhabilitation de 13 stations de traitement à Conakry, la construction de 23 stations dans 16 villes de l’intérieur et la réalisation de 1 600 points d’eau. En parallèle, les autorités entendent poursuivre les mesures engagées contre les déchets plastiques, dans le cadre de leur politique d’assainissement et d’amélioration du cadre de vie.
S’exprimant sur ces questions, le ministre Faya François Bourouno, porte-parole du gouvernement, a détaillé les principales réalisations en cours et réaffirmé la volonté des autorités de faire de l’accès à l’eau potable et de l’assainissement des priorités de l’action publique.
« Le mois de juin dernier, le ministère en charge de ce secteur avait lancé ce projet qui va permettre déjà, sur Conakry, de remettre en état 13 stations de traitement d’eau potable. Seize de nos villes bénéficieront également de 23 stations de traitement. En plus de cela, aujourd’hui, 1 600 points d’eau sont en cours de réalisation au bénéfice de notre population. On veut assainir la ville parce que la vision du chef de l’État, c’est de créer un cadre de vie propre, un cadre de vie qui permette aux Guinéens de vivre dans des conditions de propreté et de salubrité. C’est le sens que nous donnons à cette mesure », a-t-il expliqué.
Au-delà des investissements dans le secteur hydraulique, l’exécutif entend maintenir la pression sur la lutte contre la pollution plastique. Six mois après l’instauration d’un moratoire destiné à accompagner la transition vers des emballages biodégradables, le porte-parole du gouvernement met en avant une diminution importante des déchets plastiques dans les espaces publics.
« Il y a aujourd’hui une baisse drastique des déchets plastiques dans les espaces publics, constatée par nous tous. C’est une réalité, et c’est le résultat de ce décret et de ses arrêtés d’application », a déclaré Faya François Bourouno.
Le ministre estime toutefois que les premiers résultats enregistrés ne doivent pas conduire à un relâchement. Il appelle à poursuivre les efforts tout en tenant compte des conséquences potentielles des mesures engagées sur les autres secteurs de la vie nationale.
« Mais nous ne devons pas nous limiter là. Nous devons continuer, et c’est le sens que le gouvernement donne à cette action. Il y a un travail qui se fait. Gouverner, c’est aussi prendre en compte toutes les préoccupations. Et, comme je l’ai dit tout à l’heure, ce sont des mesures qui doivent être mises en œuvre sans créer des déséquilibres sur les autres paramètres de la vie de la nation », a-t-il précisé.
Pour le porte-parole du gouvernement, la lutte contre les déchets plastiques s’inscrit dans une démarche plus globale d’amélioration des conditions de vie des citoyens, au sein de laquelle l’accès à l’eau potable occupe une place centrale.
« Cette politique publique est complétée par d’autres mesures, notamment la question de l’eau, qui est une priorité absolue du gouvernement. Nous avons aujourd’hui l’un des plus grands projets d’eau potable initiés dans la sous-région, avec un financement de plus de 600 millions d’euros. Et nous avons aujourd’hui tous les partenaires qui sont mobilisés autour de la Guinée pour accompagner notre pays à réussir cette transition qui va permettre à chaque citoyen guinéen d’accéder à l’eau potable », a-t-il conclu.
Avec ce programme d’investissement et la poursuite des mesures contre les déchets plastiques, les autorités guinéennes affichent leur ambition d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et de rendre les espaces publics plus propres. Reste désormais à concrétiser ces engagements afin que les populations puissent en mesurer les effets au quotidien.
Balla Yombouno


