Après des décennies d’incertitude foncière, les occupants de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa devraient bénéficier d’une restructuration et d’une régularisation de leurs terres. Dans un message adressé aux Guinéens, le président Mamadi Doumbouya annonce également la réalisation de routes, d’écoles et de centres de santé.
Le président de la République, Mamadi Doumbouya, annonce une nouvelle étape dans le dossier foncier de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa. À travers un message adressé à ses compatriotes, le chef de l’État revient sur le déclassement des réserves foncières de ces zones, décidé par décret le 16 octobre 2026, et promet des mesures en faveur des populations qui y vivent depuis plusieurs décennies.
Selon le président, cette décision vise à mettre un terme à une longue période d’incertitude pour des familles installées sur ces terres, parfois depuis plusieurs générations, sans garantie quant à la pérennité de leur occupation.
« Cette injustice, l’État l’avait laissée sans réponse. Elle est désormais réparée », affirme Mamadi Doumbouya, qui présente cette mesure comme une réponse aux préoccupations des habitants concernés.
Le déclassement des réserves foncières de la zone industrielle de Simbaya et de l’île de Kassa ouvre, selon le chef de l’État, la voie à une restructuration et à une régularisation des terrains au profit de leurs occupants.
« Ces terres seront restructurées, régularisées et aménagées au profit de leurs occupants », assure-t-il, précisant que l’opération sera conduite dans le cadre d’un processus de lotissement piloté par le ministère chargé de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.
Pour Mamadi Doumbouya, cette démarche ne relève pas d’un geste de faveur, mais d’une exigence de justice envers les populations concernées. « Ce n’est pas une faveur : c’est un droit que la République vous restitue », souligne-t-il.
Au-delà de la question foncière, le président annonce la réalisation d’infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des habitants. Après le lotissement, l’État prévoit notamment la construction de routes, d’écoles, de centres de santé, de terrains de sport et d’aires de jeux.

« Un quartier ne se résume pas à des parcelles ; c’est un lieu de vie, de dignité et d’avenir », déclare le chef de l’État, qui inscrit ces engagements dans une vision plus large de l’aménagement urbain.
Toutefois, la concrétisation de ces annonces dépendra de leur mise en œuvre effective sur le terrain, notamment à travers les opérations de lotissement, la régularisation des occupations et la réalisation des infrastructures promises.
Dans son adresse, Mamadi Doumbouya étend également son engagement aux Guinéens confrontés à des situations foncières similaires, aussi bien à Conakry que dans les autres localités du pays.
« Vous n’êtes pas oubliés. Chaque dossier sera examiné avec rigueur et équité », assure-t-il, promettant que « personne ne sera laissé au bord du chemin ».
Le président présente ainsi le dossier de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa comme un exemple de traitement des préoccupations foncières, tout en mettant en avant la nécessité de préserver la cohésion sociale.
« Il n’y a pas de développement véritable sans justice sociale, et pas de justice sociale sans un État qui protège les plus vulnérables », insiste-t-il.
Reste désormais à traduire ces engagements en actes concrets pour les populations concernées. Entre régularisation foncière, aménagement urbain et accès aux services sociaux de base, les prochaines étapes seront déterminantes pour mesurer les effets de cette décision sur le quotidien des habitants de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa.
Ledjely.com


