Réuni à Paris pour sa 134e session, le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) a été marqué par les échanges sur l’évolution de la situation politique en Guinée. Représentant Conakry, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a évoqué les avancées du pays, notamment le projet Simandou et la transformation locale des matières premières. De son côté, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a salué les étapes franchies dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Sous la présidence de Louise Mushikiwabo, le Conseil permanent de la Francophonie a réuni ce jour à Paris les représentantes et représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OIF, à l’occasion de sa 134e session.
Parmi les sujets abordés figuraient les progrès enregistrés dans les États membres et les évolutions de leurs situations politiques. La Guinée a notamment été évoquée, avec les étapes franchies dans la mise en place des institutions prévues par le nouveau cadre constitutionnel.
A cette occasion, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a remercié les membres du Conseil pour leur soutien à son pays. Il a également annoncé les dates retenues pour les élections sénatoriales.
«Je tiens d’abord, au nom de son excellence le général Mamadi Doumbouya, président de la République de Guinée, chef de l’État, à remercier les membres du Conseil permanent de la francophonie, réunis pour cette 134e session du soutien qu’ils ont apporté à la République de Guinée. Je dois vous annoncer qu’hier, le président de la République a pris un décret pour fixer les dates du 29 novembre et du 20 décembre pour les élections sénatoriales», a-t-il indiqué.
Au-delà du calendrier électoral, le chef de la diplomatie guinéenne a mis en avant les ambitions économiques du pays. Il a notamment évoqué la mise en circulation du train de la compagnie du Transguinéen et le projet minier Simandou, présentés comme des éléments de la dynamique de développement engagée par les autorités guinéennes.
Dr Morissanda Kouyaté a insisté sur la volonté de la Guinée de transformer ses ressources minières sur son propre territoire, afin que les retombées économiques profitent davantage aux populations.
«Cette réalisation illustre la nouvelle étape que franchit la Guinée, mon pays, et aussi grâce à votre soutien. Celle d’une Guinée qui, la transition achevée, se consacre pleinement à son développement et dont les richesses du sous-sol servent directement le quotidien de ses populations en reliant les territoires, les marchés et les personnes. Car l’objectif de la vision du Président de la République est clair, la transformation de nos minerais sur place en Guinée afin que la valeur ajoutée, les emplois et l’expertise qui en découlent demeurent au service de notre peuple. Avec votre appui, la Guinée poursuivra cette dynamique dans un esprit de solidarité et de coopération francophone et internationale», a-t-il poursuivi.
En ouverture des travaux, la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a présenté le bilan de l’action de l’organisation depuis la précédente session, tenue le 1er juillet. Elle est également revenue sur la situation politique de plusieurs États membres et sur l’accompagnement apporté par l’institution.
S’agissant de la Guinée, elle a salué l’installation de l’Assemblée nationale, intervenue le 17 juillet, à la suite des élections législatives et communales de mai. Elle a présenté cette étape comme une avancée dans le processus politique engagé depuis 2021, tout en soulignant les prochaines échéances liées à la mise en place des institutions prévues par le nouveau cadre constitutionnel.
«La République de Guinée qui nous fait l’honneur de participer à ce CPF, merci pour votre engagement. L’installation de l’Assemblée nationale guinéenne le 17 juillet à la suite des élections législatives et communales de mai constitue une étape importante dans le processus engagé depuis 2021. Cette étape ouvre désormais une nouvelle séquence avec la mise en place progressive des institutions prévues par le nouveau cadre constitutionnel, notamment le Sénat», a-t-elle souligné.
Cette 134e session du Conseil permanent de la Francophonie a ainsi été l’occasion pour la Guinée de présenter ses priorités politiques et économiques devant les représentants des États membres, alors que le pays poursuit la mise en place de ses institutions et met en avant ses ambitions de transformation économique.
N’Famoussa Siby


