Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a reçu successivement, le jeudi 22 octobre 2026, au palais Mohamed V, les ambassadeurs de Chine, du Japon et d’Algérie. Au menu des échanges : le renforcement de la coopération sino-guinéenne, la fin de mission du diplomate japonais et les liens historiques entre Conakry et Alger. À l’issue de ces audiences, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a apporté des précisions sur les messages transmis au chef de l’État.
La diplomatie guinéenne a été marquée par une série d’audiences au palais Mohamed V. Trois diplomates étrangers se sont entretenus successivement avec le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, autour des relations bilatérales et des perspectives de coopération entre la Guinée et leurs pays respectifs.
Selon le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, cette séquence diplomatique a été une soirée « exceptionnelle », marquée notamment par une annonce concernant l’avenir du partenariat entre Conakry et Pékin.
Premier à être reçu, l’ambassadeur de la République populaire de Chine était porteur d’un message du président chinois Xi Jinping à son homologue guinéen. À en croire le chef de la diplomatie guinéenne, ce message traduit la volonté de Pékin de poursuivre et de renforcer sa coopération avec Conakry.
« Le président Xi Jinping a réitéré son engagement à travailler avec le chef de l’État, le président Général Mamadi Doumbouya, dans tous les domaines », a rapporté Morissanda Kouyaté.

Le ministre a ensuite évoqué une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays, avec la perspective d’un partenariat présenté comme particulièrement ambitieux.
« La Guinée et la Chine vont développer un partenariat exceptionnel qui se nomme 2 plus 2 », a-t-il annoncé, précisant qu’il s’agit d’« un niveau accéléré et élevé, de coopération créée par la Chine pour favoriser un pays qui montre un bon chemin de développement ».
Cette annonce ouvre ainsi des perspectives de renforcement des relations sino-guinéennes, même si les contours précis de ce mécanisme de coopération n’ont pas été détaillés dans les propos rapportés par le ministre.
Après l’audience consacrée à la coopération avec la Chine, le président de la République a reçu l’ambassadeur du Japon, arrivé au terme de sa mission en Guinée. Cette rencontre a été l’occasion pour le diplomate de remercier les autorités guinéennes pour l’accueil et l’accompagnement dont il a bénéficié durant ses quatre années de mandat.
Selon Morissanda Kouyaté, l’ambassadeur a exprimé son attachement au pays, au point d’affirmer que « la Guinée l’a adopté ».
Le diplomate a également fait savoir qu’il entendait conserver des liens avec le pays après son départ. « Il sera toujours fréquent ici », a rapporté le ministre des Affaires étrangères.

En signe de reconnaissance pour le travail accompli durant son séjour, le chef de l’État lui a décerné une distinction honorifique.
« Le président de la République a décoré l’ambassadeur de Japon pour tout le travail qu’il a fait en Guinée durant ces quatre années de mandat ici », a précisé Morissanda Kouyaté.
La troisième audience a été consacrée aux relations entre la Guinée et l’Algérie. Reçu par Mamadi Doumbouya, l’ambassadeur algérien était lui aussi porteur d’un message de son président.
Au-delà de cette transmission, les échanges ont permis de revenir sur les liens historiques entre les deux pays, notamment sur la contribution guinéenne à la lutte pour l’indépendance algérienne.
« Il a été rappelé pendant cette audience le début des relations entre nos deux pays », a expliqué le chef de la diplomatie guinéenne, avant de souligner un épisode majeur de cette histoire commune : « La participation de notre pays à la lutte pour la libération de l’Algérie ».
Siby


