A deux mois de la clôture de l’exercice budgétaire 2026, les dépenses publiques guinéennes affichent un taux d’exécution de 54 %, contre 85 % pour les recettes. Des chiffres qui mettent en lumière un écart notable entre les ressources mobilisées par l’État et les dépenses effectivement réalisées. Les données ont été communiquées par Mariama Ciré Sylla, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget.
Selon les chiffres présentés par la ministre devant les députés de l’Assemblée nationale, les dépenses exécutées s’élèvent à 29 982 milliards de francs guinéens, soit 54 % des prévisions budgétaires. De leur côté, les recettes affichent un taux de réalisation de 85 %, pour un montant prévisionnel annoncé de 47 225 milliards de francs guinéens.
Ce décalage entre la mobilisation des recettes et l’exécution des dépenses soulève des interrogations sur le rythme de mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière d’investissements et de fourniture des services publics.
Pourtant, la loi de finances initiale 2026, adoptée le 31 mars par le Conseil national de la Transition, tablait sur 55 858 milliards de francs guinéens de recettes et 64 181 milliards de dépenses, avec une croissance économique projetée à 9,5 %.
A l’approche de la fin de l’année, l’enjeu reste donc de transformer les ressources mobilisées en réalisations concrètes au bénéfice des populations. Il convient toutefois de préciser que la période exacte couverte par les données d’exécution présentées n’est pas indiquée, un élément essentiel pour apprécier pleinement le rythme de réalisation du budget.
Thierno Amadou Diallo


