Coup de tonnerre à Londres. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission de ses fonctions de chef du gouvernement et de dirigeant du Parti travailliste, mettant fin à un mandat fragilisé ces derniers mois par une succession de revers politiques et électoraux.
Dans une déclaration prononcée devant le 10 Downing Street, un Keir Starmer visiblement ému a affirmé que chacune des décisions prises depuis son arrivée au pouvoir avait eu pour objectif de « donner la priorité au pays que j’aime ». Il a ensuite officialisé son départ, tout en rendant hommage à ses proches.
« Je remercie ma formidable épouse, Vic », a-t-il déclaré, la décrivant comme son « roc », avant d’ajouter qu’il souhaitait désormais être « le meilleur père possible pour mes merveilleux enfants ».
Avant d’annoncer sa décision, le Premier ministre est revenu sur son parcours à la tête du Parti travailliste. Selon lui, il avait hérité d’une formation politique « en faillite sur les plans politique, financier et moral ». Il a rappelé que de nombreux observateurs estimaient alors que le parti était « fini », mais assure avoir « prouvé que ces personnes avaient tort ».
Starmer a notamment revendiqué avoir transformé le Labour en « éradiquant le poison de l’antisémitisme » et en « rétablissant la confiance dans l’économie, la défense et la sécurité nationale ».
Le chef du gouvernement a indiqué s’être entretenu avec le roi dans la matinée afin de l’informer officiellement de sa décision. Il a également demandé au Comité exécutif national du Parti travailliste d’ouvrir les candidatures à la direction du parti à partir du 9 juillet, avec pour objectif de désigner un nouveau leader avant la rentrée parlementaire de septembre.
D’ici là, Keir Starmer restera en fonction à la tête du gouvernement pour assurer la transition.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le Parti travailliste. Lors des élections locales de mai, la formation a perdu près de 1 500 conseillers municipaux en Angleterre, perdu le contrôle du Pays de Galles et enregistré son plus mauvais résultat historique au Parlement écossais. Une série d’échecs qui a considérablement accentué la pression sur le Premier ministre.
Même à l’international, les spéculations autour de son départ avaient pris de l’ampleur. Le président américain Donald Trump avait déclaré dimanche sur sa plateforme Truth Social : « Keir Starmer va démissionner comme Premier ministre du Royaume-Uni. Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants : l’immigration et l’énergie (exploitez le pétrole de la mer du Nord !). Je lui souhaite le meilleur ».
Avec cette démission, une nouvelle bataille pour le leadership du Parti travailliste s’ouvre désormais, alors que le Royaume-Uni s’apprête à tourner une page importante de sa vie politique.
N’Famoussa Siby


