Née en 2009 et myope depuis quelques années, Gobou Flora Bimou s’est classée première de la République au baccalauréat, session 2026, dans la série Sciences sociales. Rencontrée ce matin au Groupe scolaire privé (GSP) Emmanuel de Kankan, la lauréate partage sa joie, son étonnement et le sentiment d’avoir enfin récolté les fruits de plusieurs années de sacrifices.
Avec une aisance d’expression remarquable, Gobou Flora Bimou explique avoir fourni d’immenses efforts pour atteindre le sommet. Pour la jeune fille, cette distinction est le résultat d’un travail acharné, mais aussi du soutien indéfectible de ses proches.
« C’est un sentiment de fierté et une énorme reconnaissance pour tout le soutien de ma famille, mes professeurs. Je n’arrive toujours pas à croire que j’ai réalisé ce rêve », réagit-elle dès notre rencontre.
L’émotion est palpable lorsque Flora évoque les sacrifices consentis pour réussir son parcours scolaire.
« C’est le résultat d’un très long parcours où j’ai dû sacrifier une bonne partie de mon adolescence pour le consacrer à mes études. J’ai bossé pendant des années et je devrais prendre cette revanche sur la vie. Je voulais être première au BEPC mais en vain et donc il me fallait cette revanche. Dieu merci, je suis parvenue à le faire. Je n’ai jamais laissé une leçon derrière. Les vacances passées ont trouvé que j’avais fini mon programme de français. J’avais également terminé la moitié des autres cours avant l’ouverture des classes », souligne la lauréate.
Interrogée sur ses ambitions, Gobou Flora Bimou affiche déjà un objectif bien précis : devenir notaire afin de contribuer au développement de son pays. Elle profite également de l’occasion pour rendre un vibrant hommage à sa mère, qu’elle considère comme la principale artisane de cette réussite.
« Cette victoire est dédiée à ma maman. Elle n’a pas dormi. Elle a été mon premier soutien, la première à croire en moi même quand je me fâchait sur mes notes, elle était là à me soutenir et je peux dire que je ne pourrais pas être là sans elle et pour cela, je lui serai éternellement reconnaissante. J’avais tous les professeurs à ma disposition. Depuis toujours, je rêve de faire des études de droit pour devenir notaire. Etre en collaboration avec l’État, les ONG, les entreprises pour aider l’État », conclut-elle avec le sourire.
Michel Yaradouno, depuis Kankan


