A deux jours de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le Bloc Libéral (BL) a livré sa lecture des principaux défis auxquels le pays reste confronté. Réuni ce mercredi 30 septembre à son siège de Lambanyi, le parti a adressé ses vœux aux Guinéens avant de soumettre aux autorités quatre priorités portant sur les institutions, la justice, la sécurité et le développement national.
Le Bloc Libéral a formulé quatre priorités à l’endroit du président de la République et des autorités compétentes. Le parti appelle notamment à renforcer les institutions et à ouvrir un dialogue politique véritablement inclusif.
Il demande également de faire toute la lumière sur les disparitions et d’accélérer, dans la transparence, l’indemnisation des victimes du 28 septembre 2009. La sécurité routière, ainsi que la protection des personnes et des biens dans le respect des droits et libertés, figurent aussi parmi les préoccupations soulevées.
Enfin, le BL plaide pour davantage de transparence autour des grands projets, mais aussi pour des investissements plus importants dans la jeunesse, l’emploi et la formation, ainsi que pour un renforcement des moyens accordés aux collectivités locales.
Pour le président du parti, Oumar Sanoh, ces différentes priorités constituent un ensemble cohérent.
« Ces priorités sont liées. Le dialogue favorise la confiance ; la justice consolide la République ; la sécurité protège les citoyens ; et un développement mieux partagé donne un contenu concret à notre indépendance », a déclaré le président du parti, Oumar Sanoh.
Dans son intervention, le responsable politique a également insisté sur la nécessité de donner un contenu concret à l’indépendance nationale, au-delà de sa dimension historique.
« Notre indépendance ne doit pas rester une date sur le calendrier. Elle doit être un projet permanent. Être indépendant, c’est pouvoir décider de notre avenir, disposer d’institutions crédibles, garantir la justice, protéger nos citoyens, développer notre économie, valoriser nos ressources et investir dans notre jeunesse », a-t-il souligné.
Oumar Sanoh a également défendu la place du pluralisme politique dans le fonctionnement de la République. Pour lui, la contradiction politique doit pouvoir s’exercer dans le respect des règles démocratiques.
« C’est aussi accepter le pluralisme politique et reconnaître que l’opposition n’est pas l’ennemie de la République. Lorsqu’elle s’exerce dans le respect de la loi, la contradiction nourrit la démocratie et contribue à améliorer l’action publique », a-t-il indiqué.
Le président du Bloc Libéral a enfin esquissé la vision de société défendue par son parti : une Guinée où les libertés, la justice, la gestion des ressources et la participation des citoyens occupent une place centrale.
« Nous voulons une Guinée où nul n’a peur de ses opinions ; où la justice ne dépend ni du rang social, ni des relations, ni de l’appartenance politique ; où les ressources naturelles servent le développement national ; où les jeunes peuvent envisager l’avenir avec confiance ; où les femmes prennent toute leur place dans la vie économique, sociale et politique ; et où les institutions sont assez fortes pour survivre aux hommes qui les dirigent », a-t-il affirmé.
Siby


