A quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 5 octobre prochain sur l’ensemble du territoire national, l’inquiétude grandit dans le secteur éducatif. Les menaces brandies par l’Intersyndicale de l’Éducation, notamment autour de la situation des enseignants contractuels, font planer des incertitudes sur la reprise effective des cours. Face à ces préoccupations, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, se veut rassurant.
Selon lui, les discussions se poursuivent entre le gouvernement et l’Intersyndicale de l’Éducation afin de trouver une issue favorable aux revendications en cours. Le ministre assure qu’aucune situation ne compromet, à ce stade, l’ouverture des classes.
« Aujourd’hui, notre pays a tout à gagner lorsque nous œuvrons pour le calme, la paix, la cohésion et le dialogue. C’est cet effort que nous faisons actuellement. Il y a des concertations et il n’y a aucun problème entre la classe syndicale et le gouvernement. Des incompréhensions peuvent survenir autour d’un protocole d’accord. Cela est classique dans les relations entre les syndicats et les employeurs. Donc, à ce niveau, ne vous faites pas de souci. Le secrétaire général a passé la demi-journée d’hier dans des discussions. Je crois que vous avez également suivi certaines déclarations des centrales syndicales, qui annonçaient que nous ne sommes plus loin d’une fumée blanche », a-t-il déclaré.
Faya François Bourouno s’exprimait ce mardi 29 septembre 2026, lors d’un point de presse animé dans les locaux de son département.
Alors que les menaces de l’Intersyndicale continuent d’alimenter les inquiétudes à l’approche du 5 octobre, le ministre a réitéré ses assurances quant à la tenue effective de la rentrée scolaire. Il invite les différents acteurs à privilégier le dialogue afin de préserver la continuité des enseignements.
« Il n’y a aucune menace par rapport à l’ouverture des classes. Il n’y a aucune menace. Jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a aucun préavis de grève. Donc, s’il n’y a pas de préavis de grève, nous devons œuvrer dans ce sens. Ces enfants qui doivent aller à l’école sont nos enfants. Ce sont nos frères, ce sont nos sœurs. Nous devons créer les conditions nécessaires pour leur permettre d’étudier. Le capital humain a été lourdement éprouvé il y a quelques années. Pendant trois à quatre ans, entre 2015 et 2020, nous avons connu une succession de perturbations dans le système éducatif. Nous ne devons plus contribuer à ramener ce genre de pratiques », a-t-il souligné.
A moins d’une semaine de la reprise des cours, le gouvernement mise donc sur la poursuite des concertations avec les représentants des enseignants pour dissiper les inquiétudes et permettre une rentrée scolaire dans un climat apaisé.
Balla Yombouno


