À quelques instants de l’ouverture du vote pour la présidence de la Fédération guinéenne de football (FGF), les quatre candidats ont livré leurs derniers messages aux membres statutaires. Entre appel à l’unité, promesse de renouveau, plaidoyer pour un programme et regret face à la situation du football guinéen, chacun a défendu sa vision avant le verdict des urnes.
La dernière ligne droite de l’Assemblée générale élective de la FGF a été marquée par les ultimes prises de parole des quatre candidats en lice. Devant les électeurs, chacun a tenté de convaincre en mettant en avant ses priorités pour l’avenir du football national.
Pour la liste RF 224, l’heure est à l’action et au rassemblement. Son représentant a appelé les membres statutaires à privilégier ce qu’il présente comme « l’Utile », tout en plaidant pour une complémentarité entre les anciennes générations de dirigeants et les nouvelles forces du football guinéen.
« Nous voulons mettre notre argent au service du football. Nous vous demandons, consciencieusement, de ne pas voter ABAS, de ne pas voter Mamady, de ne pas voter RF 224, de voter l’Utile. L’Utile, c’est améliorer le football guinéen, c’est donner de l’énergie. Nos grands frères qui nous ont précédés, qui ont géré le football, nous aurons besoin de leur expertise et nous leur tendons la main dès maintenant, pour qu’ils nous apportent leur expérience et que nous leur apportions notre énergie. Voilà ce dont le football guinéen a besoin et nous comptons sur vous », a-t-il déclaré.
Chérif Haïdara mise sur une nouvelle page. Le candidat a placé son intervention sous le signe de la rupture avec les pratiques antérieures, en mettant en avant l’unité, la transparence, l’autonomie et le développement. S’appuyant sur ses rencontres avec les acteurs du football à l’intérieur du pays, il a estimé que les difficultés du secteur relèvent notamment de l’organisation et du manque d’accompagnement à la base.
« Aujourd’hui, nous ne sommes pas simplement là pour élire un président. Nous sommes là, réunis, pour choisir l’avenir de notre football. Le choix est simple : continuer comme avant ou ouvrir une nouvelle page fondée sur l’unité, la transparence, l’autonomie et le développement. Ces dernières années, j’ai parcouru l’intérieur du pays. J’ai rencontré des clubs, des dirigeants, des éducateurs, des jeunes et des passionnés. J’ai constaté une réalité : la Guinée ne manque ni de talent ni de passion. Elle manque d’organisation, de moyens et d’accompagnement à la base », a-t-il souligné.
Mamadou Antonio Souaré déplore la situation actuelle. Dans une intervention brève, le président sortant a exprimé ses regrets de voir le football guinéen se retrouver dans une telle configuration. Il est également revenu sur son appel au consensus, qui, selon lui, n’a pas abouti.
« Pas de place pour de longs discours, je ne vais pas être long. Une seule chose est sûre : c’est déplorable qu’on se retrouve ici aujourd’hui dans cette situation. C’est pourquoi j’ai parlé de consensus, mais malheureusement… Aujourd’hui, la Guinée n’existe pas sur la carte du football », a-t-il indiqué.
Dr Ibrahima Kalil Kaba, lui, appelle à privilégier le programme. Le candidat a mis en avant le travail de consultation qu’il affirme avoir mené auprès des différentes composantes du football, ainsi que les propositions de sa liste pour répondre aux difficultés du secteur.
« Ne votez pas pour moi, votez pour le programme. Nous sommes la seule liste qui a fait un vrai programme, qui a écouté toutes les parties. Nous sommes allés à l’intérieur du pays et nous estimons que nous pouvons résoudre les maux de ce football », a-t-il martelé.
Au terme de ces dernières interventions, les candidats ont livré leurs ultimes arguments. Les membres statutaires sont désormais appelés à départager les quatre listes. Place au vote, en attendant le résultat de cette élection qui doit déterminer la prochaine direction de la Fédération guinéenne de football.
Lonceny Camara


