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Procès du 28 sept : quand Moussa Dadis laisse exploser sa colère

Indépendamment au verdict qui se sera rendu dans le procès du 28 septembre qui se tient devant le tribunal criminel de Dixinn, Moussa Dadis Camara demeurera égal à lui. Impulsif et sanguin. Cela a de nouveau été démontré à l’occasion de l’audience d’hier. A la suite d’un passage de la plaidoirie de Me Kabinet Kourala Keïta, de la partie civile, l’ancien président de la Transition n’a pas su se retenir. Quand l’avocat, rappelant la tentative d’évasion du 4 novembre dernier, en a conclu que Moussa Dadis Camara voulait ainsi se soustraire à la justice, ce dernier a bondi de son siège et s’en est pris à l’avocat. Il a fallu l’intervention du président du tribunal pour le ramener au calme. Quitte à le recadrer.

Les propos qui ont sorti l’ancien chef de la junte de ses gongs, ce sont ceux-ci : « Le procureur de la république doit requérir les circonstances les plus aggravantes contre le président Dadis. Pour deux raisons. La première, c’est que les faits qui sont mis à sa charge et dont on connait la concordance et la constance, il les a tous niés. La seconde, c’est qu’il a tenté de s’évader. Mais M. le président, c’est inacceptable, un président qui cherche à s’évader ! C’est inacceptable ! Mais est-ce que le président Dadis connait le sens de l’évasion ? C’est de se soustraire à la justice de son pays, c’est de se soustraire à la rigueur de la loi, c’est de se soustraire à sa responsabilité, c’est de fuir sa responsabilité. C’est extraordinaire ! »

L’avocat est alors subitement interrompu par l’intervention soudaine et impromptue de Moussa Dadis Camara. « Vous avez la haine Vous n’êtes pas des spécialistes. On est dans un cas spécial, vous n’allez pas vous arrêter ici et dire des paroles insensées. C’est une exagération. Même si on a la sagesse, mais il y a des comportements qu’on ne peut pas accepter. On ne vit qu’une seule fois, la dignité d’un homme est très chère. Vous ne pouvez pas vous arrêter, dire des paroles insensées. C’est insensé ce que vous dites…Regardez-moi ça vous étiez là-bas », lance-t-il en direction de l’avocat.

Là, le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara se sent dans l’obligation d’intervenir et même de recadrer l’ancien patron du CNDD. « M. Camara, quand vous dépassez les bornes, le tribunal sera obligé d’intervenir. Qu’est-ce que cela veut dire ? Vous avez intérêt à vous calmer, vous êtes là, on va parler de vous. Ça, vous ne pouvez pas l’interdire. Je vous ai dit dès qu’on va vous adresser un terme blessant, le tribunal interviendra pour demander à l’intéressé de le retirer. Il dit des choses, est-ce que vous êtes jugé ? Est-ce qu’il y a une décision dans ce sens ? Il est libre de parler et vous êtes obligé d’écouter et de suivre. Quand le moment viendra, vous aurez le temps de réagir.  Mais on ne va plus tolérer un tel comportement, s’il vous plait ! On ne parle pas que de vous, on cite le nom de tout un chacun ici. Pourquoi ça vous irrite vous ? Donc, une fois de plus, soyez serein », lui prodigue le président du tribunal.

Aminata Camara

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